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Fabien Roussel dénonce le manque de moyens dans les services publics après la mort de Louis

Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a exprimé sa colère face à ce qu’il qualifie de « faute grave de l’État ». Il a insisté sur la nécessité de renforcer immédiatement les moyens alloués aux services publics, notamment dans le contexte de la tragédie survenue à Narbonne.

Il a évoqué la mort de Louis, un adolescent de 17 ans, qui a été lynché dans cette ville. Louis, placé dans une maison d’enfants de Narbonne deux mois auparavant en raison de troubles, notamment de l’attention, avait déposé plainte pour violences en mai dernier. Cependant, ses parents n’ont jamais été informés de cet incident.

Fabien Roussel a partagé son ressenti en se mettant à la place du père de Louis. Il a souligné que celui-ci attendait que l’État protège son enfant, et que celui-ci a malheureusement trouvé la mort dans des circonstances dramatiques. Il a aussi rappelé que, selon lui, les personnels de l’aide sociale à l’enfance font de leur mieux avec des moyens insuffisants.

Ils ont du mal à recruter, ils leur manquent près de 30.000 postes… Il y a eu une faute de l’État, un manquement de l’État, qui est ultra-gravissime

Les services publics en difficulté, une situation préoccupante

Pour Fabien Roussel, cette affaire illustre un problème plus large. Selon lui, tous les secteurs des services publics souffrent d’un affaiblissement important.

« Les services publics sont tellement affaiblis qu’ils peinent à remplir leurs missions. Entre la canicule, la violence, la délinquance, la protection judiciaire de la jeunesse ou encore l’aide sociale à l’enfance, tous sont en difficulté », explique-t-il.

Il critique également la posture du gouvernement face à ces problématiques. Alors que l’affaire Lyhanna a conduit à un rapport d’enquête reconnaissant certaines responsabilités, le gouvernement refuse de parler d’un manque de moyens précis dans cette affaire. Selon Roussel, cela témoigne d’un déni de la gravité de la situation.

« Ce gouvernement refuse de voir qu’il est urgent de renforcer la justice, les travailleurs sociaux, la protection judiciaire de la jeunesse ou encore le secteur médico-social », déplore-t-il.

Il conclut en rappelant que « le service public, c’est la protection de la Nation et du peuple ».

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