Éric Roy, ancien milieu de terrain ayant évolué notamment à l’OGC Nice, à l’Olympique de Marseille et à l’Olympique Lyonnais, puis entraîneur du Stade Brestois, est décédé le 17 juin 2026 à l’âge de 58 ans. Sa famille a annoncé qu’il est mort des suites d’un cancer du pancréas, une maladie contre laquelle il se battait depuis plus de trois ans et demi.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ses proches ont exprimé leur tristesse. Ils ont écrit : « Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer le décès de notre papa et mari, Éric Roy« . La famille, comprenant ses enfants Victoria Rose Roy, Markus Roy et Loëtitia Roy, a souligné que l’amour de sa famille, sa passion pour le football et son engagement professionnel l’avaient soutenu jusqu’au bout.
Les causes du décès d’Éric Roy
Les proches d’Éric Roy ont précisé que sa maladie était une longue lutte. Ils ont expliqué : « Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer du pancréas. Malgré la gravité de la maladie, il a continué à vivre avec une force impressionnante, porté par l’amour de sa famille, sa passion pour le football, son travail et sa détermination« .
Le décès intervient alors qu’Éric Roy préparait encore la suite de son aventure avec Brest. Le cancer du pancréas est connu pour être l’un des plus agressifs. En France, il touche chaque année plus de 14 000 personnes. La plupart des diagnostics sont tardifs, lorsque les symptômes deviennent visibles. À 58 ans, l’ancien joueur et entraîneur n’a pas survécu à cette maladie après un combat long et discret, mené loin des projecteurs.
Un combat discret jusqu’à la Ligue des champions
Arrivé à la tête du Stade Brestois en janvier 2023, alors que le club risquait la relégation, Éric Roy a rapidement relancé l’équipe. Il l’a conduite à une troisième place historique en Ligue 1, avec une qualification inédite pour la Ligue des champions lors de la saison 2024-2025.
Ses proches ont confié que son parcours au club brestois était l’un des moments les plus précieux de sa vie. Cette expérience lui a donné de l’énergie, de la joie et une motivation pour continuer, même dans les périodes difficiles. Il entretenait un lien spécial avec ses joueurs, considéré comme rare et précieux.
En août 2025, Éric Roy avait surpris par son changement de look : crâne rasé, lunettes épaisses, barbe de trois jours. Lors d’une interview, il avait plaisanté en lançant : « Vous avez vu le nouveau look« , puis avait expliqué qu’il s’agissait d’un « geste de solidarité envers son staff« . À cette époque, il n’avait pas évoqué sa maladie, qu’il avait choisi de garder dans un cercle très restreint.
De Nice à Brest, l’hommage du football français
Né à Nice en 1967, Éric Roy a disputé 149 matchs avec l’OGC Nice. Il a ensuite porté les couleurs de l’Olympique Lyonnais puis de l’Olympique de Marseille à la fin des années 1990. Après sa carrière de joueur, il s’est reconverti comme entraîneur et directeur sportif, notamment à Nice, au RC Lens et à Watford. Il a également été consultant pour France Télévisions.
Les clubs lui ont rendu hommage après sa disparition. L’OGC Nice, en particulier, a salué la mémoire de l’un de ses joueurs emblématiques sur les réseaux sociaux.
À Brest, la nouvelle a profondément marqué le vestiaire. Le capitaine Brendan Chardonnet a confié à RMC que ses coéquipiers avaient vu le visage d’Éric Roy se marquer et sa santé décliner. Pourtant, il n’avait pas officiellement parlé de sa maladie devant le groupe.














