Un appel à l’unité de la gauche pour la présidentielle de 2027
Quelques jours après avoir quitté la direction du Parti socialiste (PS), Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a lancé un appel à l’union de la gauche. Il souhaite rassembler des figures allant de Raphaël Glucksmann à François Ruffin, en vue de l’élection présidentielle de 2027.
Lors d’une interview sur France Inter le lundi 11 mai, l’élu des Landes a proposé l’organisation de « rencontres de la nouvelle gauche plurielle ». Il a notamment cité Marine Tondelier, Olivier Faure, Clémentine Autain ou François Ruffin, en exprimant sa opposition à la tenue d’une primaire. Selon lui, une primaire pourrait creuser des divisions et laisser des cicatrices dans le camp de la gauche.
Son objectif est de « construire un consensus » et de dépasser les divergences. Il estime que la gauche est capable de se rassembler, et que cela devient une nécessité pour répondre aux enjeux de 2027.
Le contexte du départ de Boris Vallaud
Son départ de la direction du PS n’est pas une crise, selon lui, mais un « sursaut ». Il explique que le parti n’est pas encore prêt pour la présidentielle de 2027. Il dénonce la présence de l’extrême droite, incarnée par le Rassemblement national, qui menace la démocratie. Il souligne également que le parti ne semble pas avoir de cap clair : « Je ne savais plus où nous allions. »
Boris Vallaud critique l’organisation interne du PS, estimant que la direction ne construisait pas une vision collective. Il déplore un collectif défaillant, alors que la période exige au contraire de fédérer et de créer un vrai consensus.
Il rappelle que sa démission ne signifie pas que tout est perdu, mais qu’il faut agir rapidement. Selon lui, Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a la responsabilité de bâtir l’unité. Il appelle à mettre en place un calendrier pour choisir un programme, un candidat et pour préparer les législatives.
Enfin, il affirme que sa décision de quitter la direction n’est pas liée à des querelles personnelles, mais à une volonté de relancer le travail collectif au sein du parti.
Les réponses d’Olivier Faure
De son côté, Olivier Faure a réagi à cette démission en appelant à « éviter toute forme d’irresponsabilité ». Il insiste sur le fait que la priorité est de se rendre compte que l’extrême droite pourrait l’emporter si la gauche ne s’unissait pas.
Le premier secrétaire du PS travaille actuellement à élaborer un accord pour une candidature commune de la gauche, afin de rassembler le maximum d’électeurs face à Marine Le Pen ou d’autres candidats d’extrême droite. Il souligne qu’il cherche à réunir la gauche non mélenchoniste pour faire face à ce défi.
Il affirme également avoir œuvré depuis plusieurs mois pour rassembler la gauche et éviter une défaite humiliante. Contrairement à Boris Vallaud, il ne souhaite pas organiser une primaire, mais privilégie un processus de consensus autour d’un seul candidat.














