Les militants de Renaissance ont choisi leur mode de désignation pour la présidentielle 2027
Ce lundi, les membres du mouvement Renaissance ont voté pour déterminer comment leur candidat à la prochaine élection présidentielle sera désigné. La majorité a opté pour une sélection par le Conseil national, suivi d’un vote des adhérents.
Une étape importante dans la candidature de Gabriel Attal
Selon les informations du parti, cette décision marque une étape clé pour Gabriel Attal, considéré comme le potentiel candidat du mouvement. Les militants ont largement soutenu une désignation par le Conseil national, qui représente le parlement interne du parti, avant un vote des membres adhérents.
Les recommandations des responsables
Deux figures historiques du parti, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, ont présenté leurs conclusions au bureau exécutif, la direction de Renaissance. Après deux mois de consultations, ils ont rapporté que 70 % des militants étaient favorables à une désignation suivie d’un vote. En revanche, 15 % soutenaient une primaire interne, et 15 % une primaire ouverte à tous.
Décision du bureau exécutif
Ce lundi soir, le bureau exécutif a décidé à l’unanimité (60 voix pour, aucune contre, 3 abstentions) de proposer au Conseil national deux options. La première consiste à désigner Gabriel Attal comme candidat, à condition qu’il se présente, conformément à la volonté majoritaire des militants. La seconde option est l’organisation d’une primaire interne, bien que cette dernière ne recueille pas un large soutien au sein du parti.
Prochaines étapes
Le Conseil national se réunira le 12 mai pour choisir la méthode finale. Si la décision est de désigner Attal, un vote des adhérents à jour de cotisation sera organisé dans la foulée, dans les 10 jours.
L’absence d’Élisabeth Borne et le contexte interne
Ce lundi, Élisabeth Borne, qui préside le Conseil national, n’était pas présente lors du vote du bureau exécutif. L’ancienne Première ministre a montré des signes de distanciation vis-à-vis de Gabriel Attal, dont la candidature à l’élection présidentielle semble de plus en plus probable.
Aurore Bergé était présente pour représenter Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. Pour sa part, Gabriel Attal, qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat, semble se préparer activement à cette échéance. Il a publié un livre le 23 avril et multiplie les déplacements, entre dédicaces et meetings, en attendant un grand rassemblement à Paris prévu le 30 mai.
Une candidature en préparation
Dans son ouvrage intitulé En homme libre, l’ancien Premier ministre de 37 ans revient notamment sur la dissolution de l’Assemblée par Emmanuel Macron en 2024, qu’il a vécue depuis Matignon. Il qualifie cette décision de “l’une des plus funestes de la Ve République”.














