Gabriel Attal évoque une nécessité de clarification au sein des Républicains
Invité sur le plateau de BFM ce dimanche 3 mai, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui n’a pas encore annoncé ses intentions pour la présidentielle de 2027, a souligné qu’il existe plusieurs lignes distinctes dans le parti des Républicains.
Il a déclaré qu’il y avait un besoin de clarification de la position du parti. Selon lui, deux courants coexistent au sein de cette formation politique de droite.
Il a expliqué : « Vous avez des personnalités chez Les Républicains avec lesquelles on partage beaucoup de choses, comme Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Jean-François Copé, ou encore Gérard Larcher. »
En revanche, il a précisé qu’il y avait un autre courant, représenté notamment par Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy et d’autres, qui tiennent une ligne avec laquelle il est en désaccord sur plusieurs principes.
« Sur l’Europe, sur l’État de droit, sur l’écologie, j’ai des divergences majeures avec eux. »
Pour Gabriel Attal, cette seconde ligne est ambiguë quant à leur rapport avec l’extrême droite. Il a cité l’exemple des municipales, où certains candidats ou élus ont eu du mal à appeler à voter pour des candidats comme Christian Estrosi à Nice, face à Éric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national.
Pas d’officialisation pour la candidature en 2027
Gabriel Attal, qui n’a pas encore annoncé ses intentions pour la présidentielle de 2027, doit faire face à la concurrence d’Édouard Philippe, qui est également candidat potentiel pour représenter le centre.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune, le maire du Havre et président d’Horizons obtiendrait entre 20,5 et 25,5 % des intentions de vote, selon les configurations de premier tour testées. Gabriel Attal serait quant à lui crédité de 11,5 %.
Récemment, il a aussi proposé la création d’un « comité de liaison » entre plusieurs formations politiques en vue de l’élection présidentielle. Ce comité réunirait Renaissance, Horizons, le Modem et les centristes de l’Union des démocrates et indépendants (UDI). La rencontre de leurs dirigeants est prévue pour le 15 avril.














