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Aurore Bergé, ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réagi ce mardi 28 avril à la chanson de Patrick Sébastien visant Delphine Ernotte. Elle estime que la dirigeante de France Télévisions a eu raison de porter plainte et qualifie le morceau de « vulgaire » et « écœurant ».

Invitée sur RTL, Aurore Bergé a exprimé son désaccord avec la chanson. Elle a soutenu la démarche de Delphine Ernotte, qui s’estime victime d’un outrage et a décidé de saisir la justice. La ministre a souligné l’importance de réagir face à ce type d’attaque, notamment pour défendre toutes les femmes qui subissent des propos similaires.

Une condamnation ferme de la part d’Aurore Bergé

Pour la ministre, les paroles de Patrick Sébastien ne relèvent pas de l’humour ou de la provocation inoffensive. Elle a expliqué que, contrairement à une chanson paillarde, ce type de chanson ciblant explicitement une personne reconnaissable ne peut pas être considéré comme une simple blague. Elle a insisté sur le fait qu’il y a une différence entre une chanson grivoise et un propos délibérément offensant envers une personne.

Parmi les paroles controversées, celles-ci ont été particulièrement soulignées : « Delphine, si t’avais connu ma pine, on aurait été si heureux ! »

Les réactions de Patrick Sébastien

De son côté, Patrick Sébastien, ancien animateur de télévision évincé de France Télévisions en 2018, a défendu sa chanson dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC. Il a déclaré que s’il était condamné, cela serait plutôt une distinction qu’un déshonneur. Il a également affirmé que ses propos n’étaient qu’une plaisanterie et un exercice de liberté d’expression.

Pour Aurore Bergé, ces propos ne sont pas considérés comme une simple blague. Elle a précisé que la chanson ne peut pas être assimilée à une chanson grivoise, car elle cible délibérément une personne identifiable. Elle a insisté sur le fait que l’intention de la chanson dépasse la simple provocation humoristique.

Il est important de rappeler que l’outrage sexiste ou sexuel, qui porte atteinte à la dignité d’une personne par des propos humiliants ou dégradants, est punissable par la loi. L’auteur peut encourir une amende de 1 500 euros, ainsi que d’autres sanctions comme un stage de sensibilisation ou un travail d’intérêt général.

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