François Ruffin critique l’immigration pour le travail
Le député de la Somme, François Ruffin, a exprimé ce mardi 28 avril son opposition à l’immigration motivée par des raisons professionnelles. Lors d’un entretien sur France 2, il a notamment dénoncé certaines entreprises du secteur des services à la personne qui souhaitent recourir à la main-d’œuvre subsaharienne.
Une comparaison avec l’après-guerre
François Ruffin a expliqué qu’il ne souhaite pas voir se reproduire ce qui a été fait dans l’industrie après la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, des filières de recrutement à l’étranger avaient été mises en place pour répondre aux besoins en main-d’œuvre dans des secteurs clés comme la métallurgie ou l’automobile. Il s’inquiète que cette logique soit appliquée aujourd’hui dans le secteur des services, notamment dans les maisons de retraite ou auprès des auxiliaires de vie.
Une préoccupation face à la main-d’œuvre étrangère dans les services
Le député souligne entendre souvent des responsables d’établissements de santé et d’aide à domicile évoquer leur intention de faire appel à la main-d’œuvre subsaharienne. Il craint que cette pratique ne fasse que reproduire les erreurs du passé et alimente ses inquiétudes quant à la dépendance à l’égard de travailleurs étrangers.
Le contexte de la visite présidentielle dans un hôpital
Ce positionnement de Ruffin fait suite à une visite d’Emmanuel Macron dans un hôpital en Ariège, où le président a proposé de faciliter l’accès des médecins diplômés hors de l’Union européenne. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de faire appel à ces professionnels pour soutenir le système de santé français, en déclarant qu’il faut valoriser ces médecins qui servent la France.
Le député estime que cette dépendance à des médecins étrangers permet aujourd’hui à l’hôpital de continuer à fonctionner, en soulignant que le secteur repose fortement sur les médecins étrangers et les internes. Il appelle la France à former davantage ses propres médecins pour réduire cette dépendance.
Une position ferme sur la formation et la rémunération
François Ruffin insiste sur le fait que la France doit former ses médecins et ne pas recourir systématiquement à ceux d’Algérie, de Tunisie ou de Roumanie. Il souhaite que les médecins étrangers déjà en France disposent de tous leurs droits. Il rappelle aussi qu’il prônait déjà, il y a deux ans, une hausse des statuts et des salaires pour attirer davantage de Français vers ces professions, plutôt que d’importer de la main-d’œuvre étrangère.














