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Michel Barnier : prêt à être président, mais privilégie le débat d’idées

Invité sur le plateau de France 3 dans l’émission Dimanche Politique, Michel Barnier a été questionné sur ses ambitions pour la présidence de la République. L’ancien Premier ministre, qui a occupé cette fonction en 2024, affirme se sentir « capable » d’assurer cette responsabilité.

À un an de l’élection présidentielle, plusieurs candidats potentiels commencent déjà à se positionner. Michel Barnier, quant à lui, déclare qu’il se sent prêt à devenir président, mais préfère attendre avant de se lancer dans une candidature officielle. Il considère qu’il est encore trop tôt pour personnifier le débat.

Il explique : « Si votre question consiste à dire ‘Michel Barnier, est-ce que vous êtes capable d’être président de la République ?’, la réponse est oui. J’ai été Premier ministre, j’ai été bien dans ma peau, je n’ai pas tremblé. Je peux exercer d’autres fonctions. »

Pas candidat, mais déjà engagé dans un projet

Michel Barnier a été Premier ministre à l’automne 2024, mais son passage à Matignon a duré seulement trois mois et huit jours. Son gouvernement a été renversé par une motion de censure, ce qui en fait le plus court mandat de l’histoire de la Ve République.

Il précise toutefois qu’il n’est pas encore candidat. Il souhaite éviter de « personnaliser » la campagne à ce stade. Cependant, il travaille déjà sur un « bon projet » et insiste sur l’importance de privilégier le débat d’idées sur l’actualité. La question centrale reste : « Peut-on rassembler au-delà de son camp pour gagner ? Je n’ai pas la réponse pour 2027. »

Loyal mais indépendant face à la primaire des Républicains

En novembre, Michel Barnier s’est rendu aux bureaux de vote pour choisir la méthode de sélection du candidat Les Républicains. Trois options étaient proposées : une primaire fermée en juin réservée aux adhérents, une primaire semi-ouverte à laquelle les sympathisants pouvaient participer, ou la désignation directe de Bruno Retailleau, le président du parti.

Il déclare : « Loyal en disant : ‘les militants ont choisi notre président pour être candidat, très bien, je le soutiendrai’. Et libre de dire à l’automne qui est le mieux placé pour représenter la droite républicaine et le centre, comme un candidat unique. »

Il insiste également sur le fait que, face à la multitude de candidats dans la droite et le centre, le rassemblement est essentiel : « La droite républicaine et le centre ne peuvent pas gagner tout seuls. Trop faibles, ils doivent faire front commun. » Selon lui, « divisés, ils perdent. C’est aussi simple que ça. »

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