Le gouvernement s’engage à légiférer d’ici 2026 pour le travail le 1er-Mai
Ce mardi, le sujet du travail le 1er-Mai a été au centre des débats à l’Assemblée nationale. Les députés ont vivement interpellé le gouvernement sur la possibilité d’autoriser certains salariés à travailler ce jour-là. En réponse, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé que le gouvernement déposerait une loi en 2026, avec une application prévue pour 2027.
Le débat a été marqué par une émotion particulière, suite à un hommage rendu à Cécile Kohler et Jacques Paris, présents dans l’hémicycle. Ensuite, les parlementaires ont questionné le gouvernement sur la légalité et la pertinence d’autoriser le travail le 1er-Mai pour certains professionnels.
Les positions étaient contrastées. La députée de La France insoumise, Hadrien Clouet, s’est félicitée de l’absence de décision immédiate pour une commission mixte paritaire, tandis que Nicole Dubré-Chirat, députée de l’Assemblée pour la République, a regretté le recul du texte, qu’elle considérait comme une opportunité financière pour de nombreux secteurs.
Le ministre du Travail a reconnu que les inquiétudes des syndicats étaient légitimes. Il a également annoncé des rencontres avec les représentants patronaux et des fédérations professionnelles de secteurs comme la fleuristerie et la boulangerie, prévues ce mardi et mercredi. Selon lui, une loi sera élaborée en 2026 pour permettre une mise en œuvre dès 2027, en intégrant des accords de branche spécifiques à chaque secteur.
Travail le 1er mai 2026 : « Le gouvernement mettra en œuvre l’ensemble des leviers à sa disposition pour garantir la sécurité et la sérénité du travail des commerces de proximité », a déclaré @JPFarandou. #QAG #DirectANpic.twitter.com/stwanLjYs1
Sébastien Lecornu appelle au dialogue
La question a également été abordée par Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons. Il a dénoncé la situation des travailleurs souhaitant simplement travailler le 1er-Mai, accusant certains députés de La France insoumise de vouloir les poursuivre en justice. Il a insisté sur le fait que le texte ne remet pas en question l’aspect social de cette journée.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a quant à lui justifié l’absence de convocation d’une commission mixte paritaire, en dénonçant un texte qui aurait permis à certains industriels de travailler ce jour-là, ce qu’il considère comme une dérive.
1er mai : « Si nous en sommes là, c’est une fois de plus parce que LFI a introduit le désordre », a accusé @SebLecornu. Il critique un texte qui s’éloigne de « l’esprit initial » en permettant le travail au-delà des secteurs comme la boulangerie et la fleuristerie. #Gouvernement
Le chef du gouvernement a conclu en appelant à un retour au calme dans le débat et à l’instauration d’un dialogue par branche professionnelle pour avancer dans ce dossier.














