PARTAGER

Le tribunal administratif de Montreuil doit statuer sur le plan social d’ArcelorMittal

Ce mercredi 8 avril, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) doit rendre sa décision concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) d’ArcelorMittal. Ce plan prévoit la suppression de 608 postes en France.

Les salariés d’ArcelorMittal attendent cette décision avec inquiétude. La deuxième plus grande sidérurgie mondiale doit connaître le verdict du tribunal sur ce plan social, qui concerne plusieurs sites en France.

Le groupe avait annoncé ce PSE en avril 2025, alors que l’industrie de l’acier en Europe traverse une crise. En novembre dernier, ce plan a été validé après un accord avec les syndicats, notamment la CFDT et la CFE-CGC.

Selon la direction d’ArcelorMittal, le plan concerne sept sites en France : Dunkerque, Florange, Basse-Indre, Mardyck, Mouzon, Desvres et Montataire. Ces usines emploient environ 7 100 salariés au total.

Un plan social contesté par certains syndicats

Alors que la CFDT et la CFE-CGC ont accepté le plan, en espérant obtenir des mesures d’accompagnement pour les salariés, d’autres syndicats s’y opposent fermement. La CGT a notamment annoncé son intention de demander l’annulation du PSE.

Fin mars, lors d’une première audience, la CGT a contesté la légalité du processus. Elle a dénoncé des irrégularités dans la communication avec le comité social et économique (CSE), notamment sur l’évaluation des risques et la charge de travail des salariés restants. La CGT estime que les informations données étaient insuffisantes.

De son côté, la direction d’ArcelorMittal affirme avoir respecté les règles. Elle indique que les difficultés économiques de l’entreprise ont été clairement communiquées au CSE, et que l’expert mandaté, Secafi, a produit un rapport détaillé de 139 pages justifiant la nécessité du PSE.

À l’issue de l’audience, la déléguée syndicale de la CGT, Aline Baron, a exprimé ses doutes. Elle pense que le résultat pourrait ne pas être en faveur de l’annulation du plan social.

Un contexte politique et social tendu

Au-delà du jugement judiciaire, ArcelorMittal pourrait bientôt faire face à une proposition de loi visant sa nationalisation. Après un rejet dans un premier temps par le Sénat, cette loi a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale.

LAISSER UN COMMENTAIRE