Les propos de Laurent Nuñez sur le port du voile chez les mineures suscitent la controverse
Le 12 mars dernier, lors d’un discours à la Grande Mosquée de Paris, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son opposition à l’interdiction du port du voile pour les mineures dans l’espace public. Il a évoqué les « principes républicains » pour justifier sa position, tout en rejetant toute forme de stigmatisation.
Le ministre a déclaré qu’il ne soutenait pas une interdiction du voile chez les jeunes filles, estimant qu’il ne fallait pas expliquer aux enfants que leur port du voile pourrait menacer le vivre-ensemble républicain. Sa position a été largement critiquée, notamment par ses collègues et des responsables politiques.
— Depuis la Grande Mosquée de Paris, Laurent Nuñez déclare défendre le port du voile chez les mineures et annonce soutenir, avec Emmanuel Macron, la promotion de l’islam. pic.twitter.com/PQBZ1AtQEB
— Bastion (@BastionMediaFR) April 1, 2026
Cette déclaration contraste avec celle d’Aurore Bergé, ministre chargée de la Lutte contre les Discriminations, qui s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur d’une interdiction du port du voile pour les jeunes filles dans l’espace public.
Les réactions politiques et critiques
Marine Le Pen a vivement réagi, qualifiant les propos de Laurent Nuñez « d’inquiétants ». Elle estime que s’aligner sur des positions communautaristes affaiblit le pacte républicain, notamment la laïcité, un pilier fondamental de la République.
Les propos du ministre de l’Intérieur sont pour le moins inquiétants. En s’alignant sur les positions communautaristes de l’extrême-gauche sur le voilement des mineures, alors même que le recteur de la Grande mosquée de Paris rappelait que le voile ne devrait pas exister en… pic.twitter.com/cSA51Z1kcg
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 2, 2026
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a quant à lui affirmé que le rôle du ministre de l’Intérieur n’était pas de favoriser l’islam ou le port du voile chez les jeunes, mais de maintenir l’ordre, défendre la laïcité et lutter contre l’immigration « anarchique ».
Invitée sur CNEWS, l’eurodéputée Marion Maréchal a également critiqué cette position. Elle a dénoncé « un état de soumission » de la part d’un membre du gouvernement face à l’imposition du port du voile par certains groupes islamistes.
Les propositions pour limiter le port du voile chez les mineures ont aussi été abordées à l’Assemblée nationale. En janvier dernier, un texte porté par Laurent Wauquiez a été rejeté en commission. La gauche a unanimement rejeté cette initiative, tandis que le camp présidentiel, représenté notamment par Gabriel Attal, était favorable, mais limité aux filles de moins de 15 ans. Les groupes Horizons et MoDem ont exprimé des réserves. Le Rassemblement national soutient cette loi, qui reste à l’examen au Palais Bourbon.














