Une visite présidentielle au Japon espérée pour faire avancer l’enquête
Alors qu’Emmanuel Macron doit se rendre au Japon à partir de ce mardi, la famille de Tiphaine Véron, disparue dans ce pays il y a huit ans, espère que cette visite pourra aider à faire progresser l’affaire. La famille souhaite que le président puisse intervenir pour encourager une coopération entre la France et le Japon.
« C’est notre dernière chance », a déclaré Anne, la mère de Tiphaine Véron, lors d’une interview sur RTL. La jeune femme a disparu en 2018 dans des circonstances mystérieuses lors d’un séjour à Nikko, une ville touristique au nord de Tokyo. La famille espère que la visite d’État d’Emmanuel Macron à Tokyo permettra de faire avancer le dossier.
Avant le déplacement du président, la famille a été reçue ce vendredi à l’Élysée. Lors de cet entretien avec la conseillère pour l’Asie et un conseiller en justice, ils ont évoqué une « bonne dynamique » en vue du voyage.
Anne Véron explique que « c’est notre dernière chance » car, selon elle, l’affaire est encore considérée comme criminelle, mais sans enquête sérieuse. Elle souhaite que le chef de l’État intervienne auprès de la Première ministre japonaise pour convaincre la police de Tokyo de prendre en main l’enquête. Elle ajoute : « Je crois vraiment en Emmanuel Macron et j’espère qu’il pourra nous sortir de cette impasse, de tout mon cœur. »
Une quête de vérité persistante
Tiphaine Véron, assistante scolaire de 36 ans, a été vue pour la dernière fois le 29 juillet 2018 lors d’une visite à Nikko. Son passeport et ses affaires avaient été retrouvés dans sa chambre d’hôtel, ce qui laisse penser qu’elle a quitté les lieux volontairement ou non.
Les autorités japonaises privilégient une piste accidentelle dans cette disparition. Cependant, Damien Véron, le grand frère de Tiphaine, mène sa propre enquête et demande à ce que la police nationale prenne le relais. Pour l’instant, l’enquête est toujours confiée aux policiers locaux.
La famille doute que la piste criminelle ait été suffisamment explorée. Elle souligne notamment que les traces de sang trouvées dans la chambre de Tiphaine n’ont pas été analysées. Elle s’interroge également sur le rôle du gérant de l’hôtel, qui a été seulement auditionné comme témoin et qui était aussi « policier volontaire » présent lors des battues pour retrouver Tiphaine.














