Dominique de Villepin confiant pour sa candidature en 2027
Invité du Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6 ce dimanche 29 mars, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a exprimé sa confiance quant à sa capacité à recueillir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
À un peu plus d’un an du scrutin, il estime que « le contexte a changé » et ressent « une mobilisation » en sa faveur dans le pays. Il pense pouvoir franchir aisément le seuil requis, alors qu’il avait échoué en 2012 à obtenir ces signatures.
Une candidature sous le regard de Nicolas Sarkozy
Il a également évoqué la compétition politique, notamment la candidature de Nicolas Sarkozy lors de la dernière présidentielle, qu’il a qualifiée de « volonté de Sarkozy de tout faire pour empêcher cette candidature ». Il précise cependant que « nous ne sommes pas dans la même situation aujourd’hui ».
Selon lui, « je sens bien que, dans le pays, il y a aujourd’hui une volonté, un enthousiasme, une mobilisation » et il se dit confiant de pouvoir rassembler dans les prochains mois les 500 signatures d’élus nécessaires, comme maires, sénateurs, députés ou conseillers régionaux.
Une montée en puissance et un contexte international
Dominique de Villepin, âgé de 72 ans, qui fut ministre des Affaires étrangères en 2003 et a marqué la scène internationale avec son opposition à la guerre en Irak, se prépare depuis plusieurs mois à un retour en politique. Il a récemment participé à une conférence à la Sorbonne, où il a critiqué le bilan du président Macron.
« Le macronisme est mort faute de bilan et il est mort car il n’a pas su convaincre les Français ni sur la méthode ni sur les résultats. »
Il accuse également le « bloc central », comprenant notamment le président des Républicains Bruno Retailleau, de participer à ce qu’il qualifie de « bilan du macronisme », et estime qu’ils souffrent d’un « déficit de crédibilité » pour proposer une politique nouvelle.
Il a aussi critiqué l’approche partisane, déclarant que ceux qui s’enferment dans leur parti devront organiser des primaires, ce qu’il préfère éviter, assurant qu’il « s’épargne » ainsi que les autres.
Il conclut en soulignant que « la présidentielle, c’est les circonstances et la rencontre avec les Français » et que « le moment venu, les sondages apprécieront ».














