PARTAGER

Maud Bregeon : l’enjeu de la présidentielle de 2027 n’est pas la survie des partis

Dimanche, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement (Renaissance), a affirmé que l’objectif principal de l’élection présidentielle de 2027 ne consiste pas à sauver les partis politiques. Elle a lancé un appel à Bruno Retailleau, ainsi qu’aux autres responsables politiques, pour qu’ils se mettent d’accord sur une candidature unique de la droite et du centre.

Sur la chaîne LCI, elle a déclaré que « l’enjeu en 2027, ce n’est pas de sauver des partis ». La ministre de l’Énergie a précisé qu’elle se moque de la survie des formations politiques, en exprimant une vision personnelle.

Une position claire face aux enjeux politiques

Maud Bregeon a été interrogée sur la déclaration de Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains (LR). Celui-ci avait récemment affirmé dans Le Figaro que l’absence d’un candidat LR à la présidentielle pourrait entraîner la disparition du parti. Il avait également rejeté l’idée d’une primaire pour désigner le candidat de la droite et du centre.

Une tribune pour l’unité de la droite et du centre

Le lendemain de cette déclaration, une tribune signée par 90 personnalités politiques de droite et du centre a été publiée. Parmi elles, des ministres et des parlementaires, y compris de Renaissance, LR et Horizons, le parti d’Edouard Philippe. Ces signataires appellent à l’élection d’un candidat unique pour représenter la droite et le centre lors de la présidentielle.

Maud Bregeon a expliqué que cette initiative ne regroupe aucun chef de parti, mais des membres issus de la base politique. Elle a souligné que l’objectif est de faire entendre une voix qui ne se limite pas aux dirigeants, mais qui s’adresse à eux directement. Elle a ajouté que ces signataires souhaitent éviter que la France soit représentée par des figures comme Bardella ou Mélenchon.

Le mode de désignation du candidat unique

Concernant la manière de choisir ce candidat unique, la ministre reconnaît que la situation est complexe. Elle n’est cependant pas favorable à l’organisation d’une primaire, jugée difficile à mettre en place entre tous les partis dans un délai suffisant pour la campagne présidentielle.

Une possible candidature d’Edouard Philippe

Interrogée sur la probabilité qu’Edouard Philippe, leader d’Horizons, soit le candidat de la droite, Maud Bregeon a indiqué qu’il semblait avoir « pris une sérieuse option ». Elle a toutefois précisé que « douze mois, c’est long » et que cette question d’unité n’était pas encore résolue.

De son côté, Éric Ciotti, ancien président de l’UMP devenu maire de Nice, a critiqué cette démarche. Il a évoqué la signature de parlementaires et ministres pour un candidat centriste, en estimant qu’Edouard Philippe pourrait devancer Bruno Retailleau dans la course à l’Élysée.

Par ailleurs, Bruno Retailleau a affirmé qu’un candidat soutenant Emmanuel Macron ne pourrait pas être élu, appelant à une rupture radicale avec le système actuel.

LAISSER UN COMMENTAIRE