Le RN confiant pour la présidentielle de 2027
Le Rassemblement national (RN) estime qu’il sera bientôt en mesure de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2027. Porté par ses succès lors des élections municipales, le parti affirme être « pratiquement » certain d’obtenir les 500 parrainages nécessaires.
Une progression territoriale significative
Le RN met en avant sa progression sur le terrain. Lors des dernières municipales, il a conquis de nombreuses communes, passant de 13 à 70 municipalités dirigées par ses élus. À cela s’ajoutent environ 120 députés et près de 250 conseillers régionaux et départementaux, qui constituent un socle solide pour le parti.
Objectif au Sénat
Le parti souhaite également obtenir au moins dix sénateurs lors du renouvellement de septembre, afin de former un groupe au Sénat. Cette étape est considérée comme importante pour renforcer sa visibilité et son influence dans la vie politique.
Une campagne centrée sur l’incarnation
Selon Jordan Bardella, président du RN, cette dynamique doit permettre au parti d’aborder la campagne présidentielle sous un angle nouveau. Il évoque notamment la possibilité de présenter sa candidature si Marine Le Pen devait être empêchée pour des raisons judiciaires. Le RN souhaite ainsi se concentrer sur un projet d’incarnation, en se préparant à toutes les éventualités.
La situation de Marine Le Pen
La candidate du RN à l’élection présidentielle sera fixée le 7 juillet, date à laquelle la justice rendra sa décision en appel concernant son éventuelle inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Malgré cette incertitude, le RN poursuit ses préparatifs, notamment la constitution de l’équipe de campagne et l’élaboration d’un programme adaptable.
Une recomposition politique en marche
Jordan Bardella tire également des leçons des récentes municipales. Il considère que la stratégie de rapprochement avec la « droite sincère » a échoué, révélant selon lui une recomposition plus profonde du paysage politique français. Il critique notamment la responsabilité des Républicains et de Bruno Retailleau dans certains revers électoraux, notamment à Nîmes et Marseille où la gauche a conservé ses positions.














