Elisabeth Borne, députée du Calvados et ancienne Première ministre, a exprimé ce matin sur TF1 son avis concernant la présidentielle de 2027. Selon elle, il sera nécessaire d’avoir un « projet clair » porté par un candidat centriste ou Renaissance, sans intégrer Les Républicains dans l’équation. Elle insiste sur l’importance de rassembler « du centre gauche à la droite modérée ».
La députée a également indiqué qu’elle ne partage pas certaines orientations et positions adoptées par Les Républicains. Elle a déclaré : « Manifestement, on ne partage pas tout, en tout cas moi je ne partage pas un certain nombre d’orientations, de positions prises par Les Républicains ».
Les autres enjeux politiques du moment
En parallèle, plusieurs figures politiques se prononcent sur la situation à l’approche de l’élection présidentielle.
Laurent Wauquiez évoque le risque d’échec en 2027
Le président du groupe Droite Républicaine à l’Assemblée nationale a déclaré ce matin sur RTL qu’un rassemblement de la droite autour d’un candidat unique était crucial pour éviter l’échec en 2027. Selon lui, « s’il n’y a pas de rassemblement à droite autour d’un candidat unique, alors c’est perdu ».
Il précise mener des efforts pour créer une alliance, en évoquant notamment la possibilité de voir Édouard Philippe ou Sarah Knafo représenter la droite. Il a également rejeté toute idée de disqualification de Sarah Knafo, affirmant qu’il n’entendait pas « une néonazi » dans ses propos. Toutefois, il insiste sur le fait qu’il souhaite un rassemblement cohérent, sans faire de concessions à la gauche républicaine.
Le refus d’une candidature unique avec LR
Elisabeth Borne a aussi rejeté l’idée d’une candidature unique avec Les Républicains. Elle pense que le projet pour 2027 doit être porté uniquement par un candidat centriste ou de La République en Marche. Elle précise qu’il faudra « rassembler du centre gauche à la droite modérée » sans forcément s’allier avec LR.
Les positions de La France insoumise et du PS
De son côté, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a répondu aux critiques des socialistes concernant ses candidats lors des municipales. Il a souligné que les maires sortants du PS qui ont connu des défaites ont « pris une raclée historique ».
Plus tard, sur BFMTV, il a affirmé que « la gauche de rupture de LFI progresse » et que cette évolution est encore insuffisante pour remporter des villes comme Toulouse ou Limoges. Il ajoute que la gauche doit continuer à « gratter la montagne de la résignation » pour se renforcer en vue de la présidentielle.
Les déclarations de François Hollande
Hier, l’ancien président François Hollande a déclaré qu’il y aurait une candidature de la gauche réformiste en 2027. Il a critiqué la stratégie de primaires ou d’alliances, estimant que cela ferait perdre du temps.
Les critiques d’Olivier Faure
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a également jugé que Jean-Luc Mélenchon était devenu le « boulet de la gauche ». Selon lui, LFI fait baisser le plafond de la gauche, ce que déplore aussi la majorité socialiste.














