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Emmanuel Grégoire : un enjeu historique pour Paris aux municipales 2026

Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a exprimé, ce vendredi 13 mars sur BFMTV-RMC, que les élections municipales de 2026 à Paris représentaient un « enjeu historique » pour la capitale. Il accuse sa rivale de droite, Rachida Dati, de vouloir « préparer une alliance avec l’extrême droite » de Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, qui pourrait se qualifier pour le second tour selon plusieurs sondages.

Selon lui, cette configuration pourrait « mettre, pour la première fois, l’extrême droite comme arbitre du match ». Il voit dans cette situation une motivation pour encourager « les Parisiens et les Parisiennes à venir protéger Paris, ses valeurs d’histoire, d’émancipation, de liberté et d’accueil ».

De son côté, Rachida Dati a assuré ne pas vouloir s’allier avec l’extrême droite. Elle a répété que le programme de Reconquête n’est pas « compatible » avec les attentes de la majorité des Parisiens, y compris ses électeurs, et continue d’appeler au « vote utile ».

Une rivalité qui s’intensifie autour d’un possible rapprochement

Malgré ces démentis, Emmanuel Grégoire affirme que Rachida Dati ne peut pas gagner sans s’allier avec l’extrême droite. Il explique que « la réalité, c’est qu’elle ne peut pas gagner contre l’union de la gauche et des écologistes sans faire alliance avec Sarah Knafo ».

Cet enjeu est au cœur de leur confrontation. Jeudi, lors d’un meeting, Emmanuel Grégoire a appelé à « résister contre l’alliance de la droite et de l’extrême droite », tandis que Rachida Dati a insisté sur la nécessité de faire front contre une « gauche radicale ».

En parallèle, l’ancienne ministre de la Culture met la pression sur Pierre-Yves Bournazel, candidat de Horizons, qui pourrait également se qualifier pour le second tour. Elle l’accuse de vouloir bloquer l’alternance en se maintenant dans la course.

Les projections pour le premier tour à Paris

Selon un sondage Elabe publié le samedi 7 mars, cinq candidats pourraient se qualifier pour le second tour s’ils dépassent la barre des 10 % des suffrages. Emmanuel Grégoire, qui mène une liste d’union de la gauche hors La France insoumise, obtient 32 % d’intentions de vote, devançant Rachida Dati à 26,5 %, Sarah Knafo à 13,5 %, Pierre-Yves Bournazel à 12 %, et Sophia Chikirou à 10,5 %.

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