Le grand choix pour 2027 selon François Ruffin : répondre à la colère sociale
Ce vendredi 1er mai, François Ruffin, candidat à l’élection présidentielle de 2027, était invité sur BFMTV/RMC. Il a affirmé que le principal enjeu de ce scrutin doit être la question sociale. Il a également critiqué les dirigeants qui laissent faire le marché.
Contexte économique et propositions de Ruffin
Face à une croissance économique faible, une inflation qui s’accélère et la hausse des prix du carburant, François Ruffin insiste sur la nécessité d’agir. Il reconnaît que « il y a une colère qui monte » chez les Français, mais assure que des solutions existent.
Il propose notamment de remettre en place l’indexation des salaires sur l’inflation, une mesure qu’il qualifie de bénéfique et qui existait jusqu’en 1983. Selon lui, cela permettrait aux Français de ne plus payer le prix de l’inflation. En 2022, Emmanuel Macron s’y était opposé, craignant qu’elle n’augmente davantage l’inflation, car les entreprises pourraient compenser cette hausse par une augmentation des prix.
Régulation des marchés pour les biens essentiels
Pour Ruffin, les difficultés économiques de nombreux Français pourraient être atténuées en changeant de logique économique. Il demande si l’on doit continuer à laisser faire le marché. Selon lui, sur des secteurs clés comme le logement, l’énergie ou encore les services à la personne (crèches, EHPAD), le marché doit être régulé.
Il ajoute que certains secteurs, notamment ceux des services essentiels, devraient totalement échapper à la logique du marché. Selon lui, la situation actuelle est marquée par une grande instabilité, en partie à cause des décisions des dirigeants qui laissent faire le marché.
Une critique de Gabriel Attal
Interrogé sur les propos de Gabriel Attal dans Le Figaro, où l’ancien ministre regrette que « le droit du travail empêche trop la liberté de travailler », Ruffin n’a pas mâché ses mots. Il estime que ces déclarations rappellent celles de Margaret Thatcher ou Ronald Reagan dans les années 80, des politiques qu’il considère néfastes.
Il affirme que ses propositions constituent une rupture avec cette vision, en considérant que le travail doit être vu comme un atout, et non comme un coût.
Protection des travailleurs et taxation des profits
Le député de la Somme a lancé sa campagne samedi dernier à Lyon. Il s’est positionné comme défenseur des « travailleurs essentiels » et a promis, s’il est élu, de les protéger en taxant davantage les bénéfices des grandes entreprises. Il a notamment évoqué la nécessité de taxer les profits « indécents » de TotalEnergies.














