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Près de 900 000 candidats pour les municipales 2026

Deux semaines avant le premier tour, le ministère de l’Intérieur a recensé près de 900 000 personnes souhaitant briguer un mandat lors des élections municipales de 2026. Ce chiffre reste stable par rapport à 2020, mais il masque certains déséquilibres importants.

Des communes sans candidats

Malgré cette mobilisation, 68 communes n’ont enregistré aucune liste de candidats. Parmi elles, le Doubs et la Haute-Saône comptent chacune cinq villages sans prétendant. Quatre autres communes sans candidats se trouvent en Haute-Marne et dans la Loire. Lors des élections de 2020, 106 communes étaient dans ce cas. Si le phénomène semble en légère diminution, il persiste et peut refléter un désengagement local dans certains territoires.

Des communes désertées par les candidats

En plus de ces communes, six villages « morts pour la France », détruits durant la Première Guerre mondiale et toujours sans habitants, ne disposent pas de candidats. Dans plus des deux tiers des 35 000 communes françaises, une seule liste a été enregistrée. Cela signifie que la démocratie locale pourrait se jouer sans opposition ni débat dans certains endroits.

Une progression lente vers la parité

La représentation des femmes dans les candidatures progresse, mais à un rythme lent. Elles représentent 25 % des têtes de liste, contre 23 % en 2020. La parité est toutefois presque atteinte parmi tous les candidats, notamment grâce à la loi du 21 mai 2025, qui impose un scrutin de liste alternée (femme, homme ou homme, femme). Cette règle concernait initialement les communes de plus de 1 000 habitants, mais son extension à toutes les communes modifie la donne, même si la majorité d’entre elles compte moins de 1 000 habitants.

Une élection sans garantie de devenir maire

Conduire une liste ne garantit pas l’élection du ou de maire. Ce dernier est élu par les conseillers municipaux après le scrutin. En début 2022, les femmes représentaient 42,2 % des élus municipaux, mais seulement deux sur dix étaient maires. Le plafond de verre demeure donc dans la fonction municipale.

Les conseils d’arrondissement en nouveauté

Dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille, 7 300 candidats briguent un siège dans les conseils d’arrondissement. La réforme de la loi « PLM » de 1982 prévoit que, pour ces élections, les électeurs voteront avec deux bulletins distincts : un pour l’arrondissement, un pour le conseil municipal.

Clôture des candidatures et perspectives

Les candidatures ont été closes jeudi soir. La liste qui sera publiée dans la nuit pourra encore évoluer en cas d’erreurs ou de recours. Au total, le nombre de candidats reste comparable à celui de 2020. La démocratie locale reste active sur le papier, mais dans certains territoires, elle peine encore à attirer des volontaires.

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