Laurent Wauquiez appelle au boycott des produits du Mercosur
Après l’annonce de la présidente de la Commission européenne concernant le lancement officiel de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a exprimé son opposition. Il a appelé au boycott des produits issus de cet accord dans toutes les cantines françaises.
Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Wauquiez a qualifié la situation d’« honteuse et scandaleuse ». Il a invité tous les élus du pays à s’engager dans cette démarche, en précisant que cette initiative était déjà menée dans sa région. Il souhaite que cette action soit étendue avant les prochaines élections municipales.
Une réaction forte face à l’accord avec le Mercosur
Ce n’est pas la première fois que le leader des Républicains s’oppose publiquement à ce traité. En janvier, il avait déjà annoncé son intention de boycotter tous les produits issus du Mercosur dans sa collectivité, représentant un volume annuel d’environ 50 millions d’euros. Ces produits sont notamment utilisés dans les cantines scolaires et la restauration en établissements pour personnes âgées.
Une ratification en cours et des réserves françaises
Le 27 février, malgré les réserves exprimées par la France, la présidente de la Commission européenne a indiqué que l’accord de libre-échange avec plusieurs pays d’Amérique latine serait appliqué de manière provisoire par les Vingt-Sept. La ratification officielle a été effectuée par l’Uruguay et l’Argentine, et celle du Brésil et du Paraguay est en cours.
Signé à la mi-janvier, cet accord vise notamment à faciliter l’importation de viande bovine en Europe. Cependant, il suscite la controverse, car ses détracteurs craignent qu’il ne porte atteinte à l’agriculture française en la soumettant à une concurrence accrue et à des importations moins chères.
Un message politique clair
En renouvelant son appel au boycott, Laurent Wauquiez souhaite soutenir les agriculteurs français face à ces nouveaux accords internationaux. Il veut aussi envoyer un signal fort aux autorités et à l’opinion publique, en montrant son opposition à un traité qu’il juge nuisible à l’économie locale.














