Sophia Chikirou critique Emmanuel Grégoire et évoque un « pacte » avec Rachida Dati
Lors d’une réunion publique dans le 19e arrondissement de Paris, la candidate insoumise à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, a lancé une attaque contre ses adversaires politiques. Elle a notamment critiqué la majorité municipale, les médias et les instituts de sondage.
Dimanche 22 février, accompagnée du député LFI Antoine Léaument, elle a concentré ses propos sur ses rivaux à gauche et sur ce qu’elle considère comme une manipulation du débat public. Elle a vivement critiqué les journalistes présents et a pointé du doigt le candidat du Parti socialiste, Emmanuel Grégoire. Selon elle, les alliances partisanes et les stratégies d’appareil sont déconnectées des réalités des Parisiens. Elle a dénoncé la longévité des socialistes à l’Hôtel de Ville, affirmant qu’ils vivent de leur présence depuis plus de 25 ans, et qu’ils se partagent les postes à responsabilité dans la mairie.
Elle a également critiqué le coût des cabinets municipaux, évoquant des dépenses importantes pour des postes qu’elle qualifie de surdimensionnés. Elle a insisté sur le fait que ces élus vivent confortablement grâce à ces dépenses, tout en dénonçant un entre-soi qui perdure depuis des années.
Une critique de la politique urbaine et des soutiens des adversaires
Au-delà de la question des postes, Sophia Chikirou a attaqué la politique urbaine menée par la majorité socialiste. Elle accuse ces derniers d’être à l’origine de la gentrification de Paris et de l’éviction sociale des populations les plus modestes. Selon elle, « ce sont les Socialistes parisiens qui ont fait la gentrification de cette ville » et qui ont « sorti les pauvres du centre ».
Elle a aussi critiqué les écologistes et les communistes qui soutiennent ses concurrents, les qualifiant de « trouillards » et affirmant qu’ils ne représentent pas véritablement la gauche. La candidate insoumise a conclu cette partie de son discours en revenant sur les sondages. Elle accuse certains instituts d’avoir une « orientation politique » et de chercher à décourager ses électeurs potentiels.
Enfin, Sophia Chikirou a évoqué un « pacte » supposé entre elle, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. Elle a ironisé sur cette rumeur en disant : « Il y a un pacte, d’après Emmanuel Grégoire, il y a un pacte entre Rachida et Sophia. » Elle a ajouté en plaisantant : « Bah ouais, elles ont tellement en commun, elles mangent le couscous avec les mains ! »
Pour finir, elle a lancé une dernière charge contre son rival socialiste, le traitant de « guignol ».














