Eric Zemmour critique violemment Emmanuel Macron
En janvier 2022, Éric Zemmour est resté discret après les propos d’Emmanuel Macron sur les non-vaccinés, se contentant d’un tweet. Cependant, le jeudi 6 janvier, sur Europe 1, il a décidé de réagir plus vivement. Il a qualifié la déclaration du président de « coup politique » et a déclaré qu’il ne voulait pas tomber dans ce qu’il considère comme un piège.
Ce jour-là, alors que le débat sur le passe vaccinal animait l’Assemblée, Emmanuel Macron avait déclaré vouloir « emmerder les non-vaccinés ». En réponse, Zemmour a répliqué : « J’aimerais qu’il emmerde les caïds et les trafiquants de drogue. » Il a également critiqué la formulation du président, estimant que l’assimilation des non-vaccinés à des citoyens « irresponsables » était la partie la plus choquante, car elle les privait de leur statut.
Une attaque contre la cohérence du président
Par la suite, Zemmour a dénoncé ce qu’il considère comme l’incohérence d’Emmanuel Macron, notamment dans le contexte du débat sur la déchéance de nationalité. Il a souligné une contradiction : « Donc, les terroristes qui tuent au Bataclan seraient les enfants du président, et pourtant, les non-vaccinés ne seraient pas des citoyens ? »
Il a insisté sur le fait que ce n’était pas un « dérapage », mais une intervention soigneusement préparée. Selon lui, Macron cherche à instrumentaliser la crise sanitaire pour diviser le pays et faire du sujet de l’identité nationale le thème central de la campagne présidentielle. Zemmour a aussi dénoncé le « cynisme politique » du président sortant.
Réactions en cascade
La déclaration du président a suscité de nombreuses réactions, au-delà de la droite. Sur Twitter, Éric Zemmour a dénoncé une « cruauté avouée, assumée » et accusé Macron de « parader devant des Français méprisés ». Il a également écrit : « Président, j’arrêterai d’emmerder les Français. »
De leur côté, Marine Le Pen a aussi réagi, tandis que Valérie Pécresse est restée silencieuse. Sur la gauche, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Yannick Jadot ont exprimé leur désapprobation. Ce dernier a dénoncé un « référendum pour ou contre Macron » et qualifié la sortie de Macron de « faute politique ». Fabien Roussel, candidat du PCF, a lui aussi critiqué ces propos : « Quand on doit convaincre, rassembler, on n’insulte pas. »














