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Une proposition en faveur d’une primaire de la droite pour 2027

Éric Zemmour, président de Reconquête, s’est exprimé en faveur de l’organisation d’une primaire de la droite en vue de l’élection présidentielle de 2027. Il a notamment soutenu l’idée proposée par Laurent Wauquiez et David Lisnard, qui prône une primaire sans la participation du centre.

Bien que généralement opposé à ce type de scrutin, Zemmour a indiqué qu’il était désormais favorable à une primaire pour désigner une candidature unique à droite. Il a précisé qu’il accepterait d’y participer, contrairement à la primaire de la droite et du centre qui va de Retailleau à Attal, regroupant notamment Édouard Philippe, qu’il ne souhaite pas soutenir.

Une possible participation d’Édouard Philippe

Selon Zemmour, Édouard Philippe pourrait prendre part à cette primaire de la droite car il est considéré comme un centre-droit, étant le « fils spirituel » d’Alain Juppé. En revanche, il exclut Gabriel Attal, qui a commencé sa carrière politique au Parti socialiste, qu’il ne voit pas comme un candidat à soutenir dans cette compétition.

Édouard Philippe a d’ailleurs rencontré Laurent Wauquiez en novembre dernier pour évoquer l’idée d’une primaire. Cependant, il préfère pour l’instant rester en retrait, profitant de ses bons sondages pour renforcer sa position.

Le Rassemblement national refuse de participer à cette primaire. Éric Zemmour distingue ses dirigeants de sa base électorale, affirmant que la majorité des électeurs de droite ne partagent pas la même vision que leurs leaders, qu’il considère comme de gauche.

Une vision du premier tour de la présidentielle

Zemmour revient sur son regard sur le processus des primaires. Il rappelle que, depuis 15 ans, il suit ces scrutins, et souligne que la primaire ne garantit pas forcément que le vainqueur sera soutenu par ceux qui ont perdu. Il évoque également la défaite d’Alain Juppé face à François Fillon, ainsi que les moqueries de Fabius et Strauss-Kahn à l’encontre de Ségolène Royal après sa victoire.

Il estime toutefois que la « tripartition » du paysage politique a changé la donne. Selon lui, le premier tour de la présidentielle doit désormais être considéré comme une sorte de primaire, en raison de la dispersion des candidats et la division en trois blocs principaux.

Les sondages et la réalité électorale

Malgré un sondage Odoxa-Mascaret du 31 mars le donnant vainqueur face à Jordan Bardella, Zemmour remet en question cette confrontation. Il critique la manière dont les médias tentent de modeler l’élection, en présentant un duel entre un candidat du Rassemblement national et un autre de la majorité présidentielle, un scénario qu’il juge peu représentatif de la réalité.

Il affirme également qu’il croit toujours en ses chances d’accéder au second tour. Selon lui, les sondages ont tendance à surestimer la Popularité du Rassemblement national, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire de la Ve République.

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