Éric Zemmour accuse Jean-Luc Mélenchon d’assumer le « grand remplacement »
Le leader de Reconquête!, Éric Zemmour, a déclaré dimanche 25 janvier que Jean-Luc Mélenchon « assume le grand remplacement » et que La France insoumise (LFI) est « le parti du grand remplacement ». Ces propos font suite à une déclaration du leader de gauche lors d’un meeting à Toulouse, où il a utilisé cette expression, souvent associée à l’extrême droite anti-immigration.
Les propos de Mélenchon et leur contexte
Lors de son discours, Jean-Luc Mélenchon a utilisé l’expression de l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus. Il a voulu illustrer la succession des générations, parlant de la France de demain, qu’il décrit comme « la nouvelle France ». Il a notamment affirmé que les élections municipales doivent permettre de mesurer la conscience politique du peuple français dans sa diversité, en incarnant cette « nouvelle France » du « grand remplacement », terme qu’il a employé dans un contexte différent de celui de l’extrême droite.
Ce discours a suscité la réaction d’Éric Zemmour, qui a affirmé que Mélenchon « assume le grand remplacement » et qu’il représente « la France arabo-musulmane qui veut remplacer la France française ». Il a également souligné que seul lui, selon ses mots, utilise cette expression pour souligner l’ampleur des changements démographiques qu’il perçoit.
Les échanges autour de la théorie du « grand remplacement »
La théorie du « grand remplacement », contestée par la majorité des démographes, évoque selon ses promoteurs une substitution de la population française par des immigrés non européens. Lors d’un meeting à Toulouse, Mélenchon a évoqué cette idée en parlant de la génération qui remplace une autre. Il a expliqué que cette dynamique est « depuis la nuit des temps ».
Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a eu des échanges de messages avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national, après son intervention à Toulouse. Bardella a accusé Mélenchon de défendre « l’éclatement communautaire » et « l’ère des minorités contre le peuple ». En réponse, Mélenchon a expliqué que le « grand remplacement » concerne surtout « les générations », en donnant l’exemple de Jean-Marie Le Pen, considéré comme un « Français de souche ».
Une polarisation accrue
Pour Éric Zemmour, il s’agit d’une reconnaissance claire de la part de Mélenchon de ses positions sur l’immigration et la démographie. Zemmour affirme être le seul à utiliser cette expression, qu’il considère comme révélatrice de l’ampleur de ce qu’il perçoit comme un changement historique en France.
Il a aussi souligné que Mélenchon jouerait son avenir électoral sur le soutien des populations des banlieues arabo-musulmanes. Ces déclarations alimentent une polarisation croissante dans le débat politique français autour des questions migratoires et identitaires.














