Une victoire historique pour l’extrême droite en Haute-Savoie
Antoine Valentin, candidat de 33 ans affilié à l’UDR-RN, a remporté la législative partielle dans la troisième circonscription de Haute-Savoie. Lors du second tour, il a obtenu 59,1 % des suffrages exprimés, selon les résultats officiels provisoires.
Il s’agit d’une première dans le département : c’est la première fois que l’extrême droite accède à un siège de député en Haute-Savoie. Antoine Valentin a recueilli 17 341 voix, contre 12 013 à son adversaire, Christophe Fournier, candidat LR, qui a obtenu 40,9 % des voix.
Avant même l’annonce des résultats, plusieurs responsables politiques ont félicité Antoine Valentin. Eric Ciotti, président du Rassemblement national, a salué sa victoire. Le président du RN, Jordan Bardella, a évoqué une « incontestable victoire », tandis que Marine Le Pen a souligné que l’alliance entre le RN et l’UDR surpassait les Républicains traditionnels, qu’elle accuse d’être discrédités par leur soutien à Emmanuel Macron et aux socialistes.
Une participation faible et une élection difficile
Le second tour a été marqué par une faible participation, seulement 34,1 %. Près de deux tiers des électeurs ne se sont pas déplacés, malgré l’appel au front républicain. La participation reste faible, comme lors du premier tour.
Contexte et enjeux de cette élection
Cette élection dans une zone rurale et montagneuse proche de la Suisse, connue pour le plateau des Glières, lieu de résistance durant la Seconde Guerre mondiale, a été organisée suite à la démission de la députée sortante, Christelle Petex. Elle avait quitté ses fonctions en novembre, évoquant une politique trop politicienne, des critiques et des menaces qu’elle avait reçues.
Ce scrutin intervient à quelques semaines des élections municipales prévues en mars. Il constitue également une étape pour tester les stratégies politiques dans la région. La droite locale, représentée par LR, refuse une alliance avec le RN, tandis que l’Union des droites, créée par Eric Ciotti, s’est alliée avec le RN pour les législatives de 2024.
Le parti UDR a salué cette victoire comme celle d’une droite « enracinée et décomplexée », affirmant que « la grande mutation de la droite est irréversible ».














