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Jean-Philippe Vetter dénonce les alliances de ses adversaires

Le candidat Les Républicains (LR) à la mairie de Strasbourg, Jean-Philippe Vetter, a exprimé sa déception ce mercredi 18 mars face aux alliances nouées entre ses rivales politiques, à l’approche du second tour. Il a qualifié ce spectacle de « désolant » et a critiqué certains candidats pour leur reniement de leurs convictions.

Lors d’un débat organisé au siège des Dernières Nouvelles d’Alsace, il a dénoncé le comportement de ses adversaires : « Vous vous rendez compte le spectacle désolant que tout cela a donné en France entière, où les uns, les autres, étaient prêts à renier leurs convictions pour des places ? »

Arrivé second au premier tour avec 24,2 % des voix, Jean-Philippe Vetter a affirmé qu’il refusait toute entente au second tour, privilégiant la clarté dans sa position.

Les stratégies des autres candidats

Catherine Trautmann, ex-maire socialiste, a obtenu 25,9 % des suffrages. Elle a intégré sur sa liste un candidat Horizons, Pierre Jakubowicz, qui a recueilli 5,1 %. Cette démarche a été critiquée par les dirigeants nationaux de leur parti : le chef du PS, Olivier Faure, a estimé qu’elle s’était « placée en dehors du parti ». Par ailleurs, Horizons a apporté son soutien à Jean-Philippe Vetter, ce qui a surpris.

De son côté, la maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian, qui a terminé troisième avec 19,7 %, a été rejoint par Florian Kobryn, candidat de La France Insoumise, qui a obtenu 12 %. Elle a ironisé sur cette alliance en déclarant que la gauche s’unissait à la gauche, tout en évoquant ses relations avec la droite.

Les critiques et le programme de Vetter

Jeanne Barseghian a également reproché à sa concurrente Trautmann de s’être alliée avec des partis qu’elle accuse de faire abstraction de l’esprit de la gauche. Elle a souligné que cette stratégie ne correspond pas à l’idéal de dialogue et de respect qu’elle souhaite pour Strasbourg.

Jean-Philippe Vetter, quant à lui, a profité de cette situation pour présenter son programme : augmenter les effectifs de la police municipale, éviter le non-remplacement de certains agents partis à la retraite, entre autres mesures. Il a également dénoncé la « droite conservatrice » qu’il représente, qui est maintenant aussi critiquée par ses concurrentes, malgré une certaine convergence d’avis.

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