À quelques jours des élections municipales à Paris, la campagne électorale devient de plus en plus tendue. Un nouvel incident oppose Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie, à Rachida Dati, candidate de la droite, dans le cadre de leur rivalité.
Lors d’une opération de tractage dans le VIIe arrondissement, un simple porte-à-porte a dégénéré en procédure judiciaire. Selon plusieurs sources, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée ». Cette enquête fait suite à deux opérations de distribution de tracts dans un immeuble de logements sociaux.
Une opération de campagne qui suscite la polémique
Les faits se sont produits les 10 et 30 janvier, dans l’îlot Saint-Germain, un ensemble de 254 logements sociaux situé près de l’Assemblée nationale. L’équipe d’Emmanuel Grégoire y a mené des actions de porte-à-porte dans le cadre de sa campagne.
Après ces opérations, la police a demandé à la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) de fournir les images de vidéosurveillance du hall d’entrée. La demande aurait été faite « suite à l’intrusion de personnes distribuant des tracts », selon une réquisition judiciaire citée par l’AFP. Cette démarche a été vivement critiquée par les militants de gauche, qui y voient une réaction disproportionnée face à une pratique courante lors des campagnes électorales.
Une réaction inattendue, selon certains acteurs
Lors de l’opération, le sénateur communiste Ian Brossat a réagi vivement sur le réseau social X. Il a écrit que l’action s’est poursuivie « jusqu’à ce que Rachida Dati fasse intervenir la police », dénonçant ce qu’il qualifie d’événement inattendu.
Dans un entretien avec le Parisien, Ian Brossat a insisté sur le fait qu’il est « invraisemblable qu’une pratique militante courante puisse conduire à de telles procédures ». Il a qualifié la situation d’« abracadabrantesque ».
De son côté, l’entourage de Rachida Dati, qui est en conflit avec Emmanuel Grégoire, a rejeté toute responsabilité. Sa porte-parole, Nelly Garnier, a déclaré que ce sont « des habitants de l’ensemble social qui ont appelé la police » et que la mairie n’est « pas concernée par cette affaire ».














