Les résultats du second tour des municipales à Strasbourg en 2026
Ce dimanche 23 mars 2026, à Strasbourg, la course à la mairie a tourné en faveur de Catherine Trautmann, qui a battu la maire sortante, Jeanne Barseghian, candidate écologiste. Initialement donnée en tête par certains sondages, Jeanne Barseghian a finalement été devancée par la socialiste, grâce à une alliance inattendue avec des candidats issus d’Horizons, Renaissance et MoDem.
Selon les premières estimations, Catherine Trautmann a obtenu environ 36,9 % des voix. Jeanne Barseghian, alliée à Florian Kobryn (LFI), a recueilli environ 31,9 %. Le candidat de la droite et du centre, Jean-Philippe Vetter, termine à 31,2 %, tous trois étant proches dans les résultats, ce qui indique un résultat très serré.
Une campagne marquée par des alliances stratégiques
En lançant sa campagne l’hiver dernier, Catherine Trautmann avait annoncé qu’elle « prendrait ses responsabilités » dès le premier tour. Elle a terminé en tête avec près de 26 % des voix, puis s’est alliée avec Pierre Jakubowicz d’Horizons, qui ne pouvait plus se présenter. Cette alliance lui a permis de s’imposer comme la candidate capable de rassembler un large spectre électoral.
Les leaders de la majorité présidentielle, Olivier Faure et Édouard Philippe, avaient mis en garde contre cette alliance, mais Trautmann a choisi de faire cavalier seul, se concentrant sur sa propre image et son nom. La candidate a aussi bénéficié du soutien de certains représentants de Renaissance, comme Gabriel Attal, tout en évitant une trop grande visibilité de figures comme Fabienne Keller, députée européenne de Renaissance.
Les stratégies des candidats et leurs réactions
Sur leur bulletin commun, Catherine Trautmann a insisté sur le fait que la jonction entre les deux listes s’était bien déroulée, sans mentionner de sigle. Mercredi soir, elle a invité ses supporters à la rejoindre pour un rassemblement en plein air, où elle a exprimé sa satisfaction de voir une union réussie, notamment avec des électeurs écologistes qui ne voulaient pas d’alliance avec La France Insoumise.
Barseghian, de son côté, a présenté sa liste comme la véritable gauche, même si certains de ses alliés, comme ceux de Place Publique, avaient quitté la fusion. Elle a également souligné « le retour du centre » à Strasbourg, tout en affirmant qu’elle resterait « combative et constructive ». Certains opposants, comme le député LFI Emmanuel Fernandes, ont critiqué cette alliance, la qualifiant de « Titanic du macronisme ».
Le candidat de la droite, Jean-Philippe Vetter, est arrivé en troisième position, à une courte tête derrière Barseghian. Il avait obtenu 24,23 % au premier tour, et ses efforts pour rassembler une partie des électeurs de l’extrême droite n’ont pas suffi à le faire basculer en tête. Vetter a insisté sur ses valeurs et sa sincérité, rejetant toute alliance contre-nature.
Les enjeux à venir pour la nouvelle maire
Pour Catherine Trautmann, l’enjeu principal reste de rassurer la population et d’ouvrir un véritable dialogue dans la ville. Elle devra également répartir les responsabilités et négocier une alliance pour la présidence de l’Eurométropole, un défi important pour le nouveau mandat. Son expérience et sa détermination seront essentielles dans cette nouvelle étape.














