Sarah Knafo prône une union des droites à Paris
La députée européenne d’extrême droite, Sarah Knafo, continue de défendre l’idée d’une alliance entre les différentes formations de droite pour les municipales à Paris. Selon elle, l’union est essentielle pour remporter la mairie, car personne ne peut gagner seul. Elle affirme que c’est une évidence mathématique et insiste sur la nécessité de faire front commun.
Rachida Dati privilégie le vote utile
De son côté, Rachida Dati, ex-ministre de la Culture, estime que l’union des droites n’est pas envisageable. Elle encourage plutôt les électeurs à faire un « vote utile » dès le premier tour pour soutenir le changement. Elle considère que l’alternance doit venir de la droite et du centre, en privilégiant une stratégie de rassemblement autour de ses propres candidats.
Une stratégie contrastée à l’approche du scrutin
Sarah Knafo propose une fusion des listes avec Rachida Dati, afin d’unir leurs forces et d’augmenter leurs chances de victoire. Elle se dit prête à se retirer après le premier tour si une telle alliance est conclue. En revanche, Rachida Dati refuse toute alliance avec Reconquête et Sarah Knafo, craignant de perdre le soutien du centre-droit et de certains électeurs traditionnels.
Les enjeux du second tour selon les sondages
Un sondage Elabe pour BFMTV publié ce samedi montre que Sarah Knafo pourrait obtenir 13,5 % des voix au premier tour, ce qui lui permettrait de se qualifier pour le second, prévu le 22 mars. Rachida Dati, elle, est créditée de 26,5 %. Elle reste derrière Emmanuel Grégoire (32 %), mais devant Pierre-Yves Bournazel (12 %) et Sophia Chikirou (10,5 %). La candidate de Reconquête pourrait se qualifier pour le second tour uniquement si elle accepte de se retirer, en alliance avec d’autres candidats.
Les tensions autour d’une alliance
Sarah Knafo a proposé à Rachida Dati de fusionner leurs listes et de s’accorder sur un programme commun. Elle affirme être prête à se retirer après le premier tour dans le cadre d’une alliance, afin de maximiser leurs chances. Rachida Dati, quant à elle, reste ferme, estimant qu’une alliance avec Reconquête n’est pas envisageable, notamment en raison des positions politiques de Sarah Knafo et de ses liens avec l’AfD.
Les controverses et enjeux politiques
Rachida Dati a exprimé ses craintes de perdre des électeurs du centre-droit si elle s’allie avec Sarah Knafo. Elle a aussi dénoncé le passé politique de cette dernière, notamment ses liens avec des parlementaires européens qu’elle qualifie de néo-nazis. La candidate de Reconquête, de son côté, défend sa position en affirmant que voter pour elle, c’est faire gagner la droite et assurer la victoire face à la gauche.














