Une baisse de fréquentation majeure pour le 62e Salon de l’agriculture
Pour sa 62e édition, le Salon de l’agriculture 2026 affiche une fréquentation en chute de 27,9 % par rapport à l’année précédente. Au total, 437 402 visiteurs ont fréquenté les différents halls du salon, contre 607 000 en 2025. Cette baisse importante a été accueillie avec déception par les organisateurs.
Les bovins absents, principal facteur de la baisse
Le principal motif de cette désaffection est l’absence des bovins, restés dans leurs exploitations. Cette situation résulte d’une épidémie de dermatose nodulaire qui a empêché leur participation à l’événement. Or, la filière bovine représente un pilier historique et patrimonial du salon, et leur absence a lourdement pesé sur l’affluence.
Des impacts visibles sur les exposants
Les exposants ont exprimé leur mécontentement face à des allées moins fréquentées et à des ventes en recul. Certains dénoncent des coûts élevés difficiles à compenser par le chiffre d’affaires réalisé sur place. Jérôme Despey, président du salon, a reconnu l’impact de cette absence majeure lors d’une conférence de presse en début de semaine.
Un contexte « particulier » selon les organisateurs
Les organisateurs expliquent cette baisse par un contexte « particulier ». Selon eux, l’épidémie a créé une inquiétude dans le monde agricole, poussant certains éleveurs à ne pas présenter leurs animaux. Cette décision a été respectée par le salon.
Ils évoquent également un « climat d’attentisme », alimenté par des appels au boycott, des polémiques et des tensions, qui ont pu dissuader une partie du public de venir.
Par ailleurs, les vacances scolaires simultanées dans trois zones ont été un facteur supplémentaire, tout comme une météo défavorable, marquée par des épisodes d’inondations.
Une perception plus qualitative mais un défi pour l’avenir
Certaines voix parmi les exposants ont souligné un aspect « plus qualitatif », avec davantage de temps pour échanger entre professionnels, visiteurs et responsables politiques.
Jérôme Despey reste confiant pour l’avenir. Il affirme que « le Salon va revenir plus fort » et souhaite engager rapidement des discussions avec les pouvoirs publics et d’autres organisateurs pour renforcer la sécurité face aux crises futures.














