Le nouveau maire de Saint-Denis souhaite impulser une nouvelle dynamique
Le maire élu de Saint-Denis-Pierrefitte, Bally Bagayoko, a déclaré que son élection marquait le début d’une nouvelle étape pour la ville. Il souhaite que Saint-Denis serve de point de départ à une dynamique qui pourrait avoir un impact plus large en France.
Lors de l’émission Télématin, le 24 mars, Bally Bagayoko a exprimé son ambition : « Je souhaite que Saint-Denis-Pierrefitte soit le top départ d’une nouvelle dynamique qui doit rayonner sur l’ensemble de la France. » Il a été élu dès le premier tour des municipales avec 50,77 % des voix.
Le maire, membre de La France insoumise, voit dans cette ville un modèle à construire. Il parle d’un territoire façonné par ses luttes ouvrières anciennes, mais aussi par une importante immigration. Selon lui, sa ville doit devenir un exemple de changement et de renouvellement.
Une stratégie basée sur la campagne municipale
Pour Bally Bagayoko, le succès électoral doit servir de tremplin pour la présidentielle. Il insiste sur le fait que la dynamique locale peut influencer le contexte national, comme il l’a affirmé à plusieurs reprises : « Il faut désormais s’appuyer sur la dynamique de la campagne municipale pour réussir la campagne présidentielle. »
Il a aussi souligné que cette approche n’était pas propre à Saint-Denis, mais qu’elle s’appliquait également à d’autres villes, notamment Roubaix, où un autre candidat insoumis, David Guiraud, a été élu.
Répondre aux préoccupations des habitants
Lors de l’entretien, Bally Bagayoko est revenu sur une polémique impliquant Jean-Luc Mélenchon, qui avait qualifié le maire sortant, Mathieu Hanotin, de « petit-bourgeois visqueux » durant la campagne. Le nouveau maire a considéré cette déclaration comme « anecdotique » face aux problèmes réels du territoire.
Il a insisté sur la nécessité de tourner la page des querelles électorales pour se concentrer sur les enjeux locaux. Il a aussi évoqué la possibilité de collaborer avec l’ancien maire, tout en avertissant que la gestion de la ville ne devait pas devenir chaotique.
Concernant le désarmement de la police municipale, Bally Bagayoko a précisé que cela commencerait par la suppression des lanceurs de balle de défense (LBD), en soulignant leurs « conséquences dramatiques ». Il a toutefois précisé que la police pourrait continuer à disposer d’armes à feu dans un premier temps, avec un processus de désarmement basé sur une nouvelle doctrine.
Le maire a également rappelé que la gestion d’une ville de 150 000 habitants ne pouvait pas se faire de la même manière que pour une petite commune. Il insiste sur la nécessité d’adapter les moyens aux réalités urbaines.














