Fabien Roussel exprime son désaccord avec la « nouvelle France » de Jean-Luc Mélenchon
Invité de France Inter ce mercredi 1er avril, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a fait savoir qu’il ne partageait pas la vision de la « nouvelle France » proposée par Jean-Luc Mélenchon.
Il explique ne pas se retrouver dans cette conception, qu’il considère comme divisant la société et occultant le vrai enjeu du combat de classes. Selon lui, cette approche contribue à renforcer les fractures au sein du pays sans aborder en profondeur les problématiques sociales.
Jean-Luc Mélenchon a mis en avant la « nouvelle France » pour valoriser certains quartiers populaires, notamment ceux où vivent de nombreux immigrés et leurs descendants. Cependant, Fabien Roussel estime que cette vision ne fait que diviser davantage la société et ne pose pas les questions essentielles.
La manière dont pose la question Jean-Luc Mélenchon occulte complètement le combat de classes, c’est-à-dire l’exploitation des hommes.
Une critique du communautarisme et de l’essentialisation
Fabien Roussel dénonce ce qu’il voit comme du communautarisme dans la démarche de son adversaire politique. Selon lui, Jean-Luc Mélenchon « essentialise » les populations au lieu de lutter pour l’égalité des droits.
Il souligne que de nombreux citoyens, notamment des ouvriers ou des salariés issus de l’immigration, sont exploités. Pour lui, la question de la domination du capital sur l’humain devrait rassembler la gauche, pas la division.
Fabien Roussel préfère le concept de « nouvelle République », qu’il voit comme un cadre défendant l’égalité stricte entre tous les citoyens, indépendamment de leur origine, religion ou couleur de peau.
Les enjeux de discrimination et la candidature à la présidentielle
Il reconnaît néanmoins qu’il existe en France une discrimination profonde contre certaines populations, notamment les personnes de confession musulmane, les Arabes ou les Noirs, souvent stigmatisés dans les médias et dans la société.
En vue de la présidentielle, Fabien Roussel indique que la question de sa candidature sera tranchée lors du congrès de son parti prévu début juillet. Il a aussi confirmé qu’il ne participerait pas à une primaire à gauche pour départager les candidats.
Il insiste sur le fait qu’il reste quelques mois pour élaborer un projet de rupture, en se positionnant face à dix années de pouvoir d’Emmanuel Macron. En 2022, il avait obtenu 2,28 % des voix.














