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Les résultats des leaders du RN lors du premier tour des municipales 2026

Malgré quelques revers dans les grandes villes, le Rassemblement national (RN) a considéré le premier tour des élections municipales comme une réussite. Le parti a enregistré une progression de ses scores et plusieurs de ses candidats principaux ont été élus ou se sont qualifiés pour le second tour.

Louis Aliot à Perpignan

Louis Aliot, maire sortant, a été réélu à Perpignan dès le premier tour avec 50,61 % des voix. Il a bénéficié du ralliement de l’ancien maire de droite Jean-Marc Pujol. Il devance largement Agnès Langevine, candidate soutenue par le PS et la gauche, qui obtient 15,94 %. Bruno Nougayrède, candidat de la droite et des macronistes, arrive en troisième position avec 13,45 %, suivi par Mickaël Idrac (LFI-Les Ecologistes) avec 9,60 %, et un autre candidat socialiste dissident, Mathias Blanc, avec 8,94 %.

À la tête de la ville depuis 2020, Louis Aliot a salué un « résultat historique ». Cependant, il pourrait devoir quitter son poste de maire dans les prochains mois s’il est déclaré inéligible, dans le cadre d’une affaire concernant ses assistants parlementaires.

Laure Lavalette à Toulon

Ancienne porte-parole de Marine Le Pen, Laure Lavalette a présenté une candidature « sans étiquette » à Toulon, tout en restant membre du bureau national du RN. Elle a obtenu 42,05 % des voix lors du premier tour. Elle devance la maire sortante, Josée Massi, classée « divers droite » et qui revendique une liste non partisane. Cette dernière a récolté 15,71 % des voix.

Le sénateur LR Michel Bonnus, soutenu par l’ancien homme fort du Var, Hubert Falco, a obtenu 15,71 % puis a confirmé son retrait. Il a exprimé l’objectif d’éviter l’arrivée de l’extrême droite à Toulon. La gauche, quant à elle, ne s’est pas qualifiée pour le second tour et pourrait faire face à un front républicain, avec deux listes de droite unies, qui disposent d’un potentiel de voix supérieur à celui du RN.

Franck Allisio à Marseille

Le premier tour à Marseille a été très serré. Selon un sondage publié ce dimanche, le maire sortant de gauche, Benoît Payan, arrive en tête avec 36,70 % des voix, devant le député RN Franck Allisio, qui recueille 35,02 %. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, et le député LFI Sébastien Delogu, se maintiennent également au second tour avec respectivement 11,94 % et 12,41 %.

La ville se dirige vers une triangulaire. La question des alliances ou des désistements sera cruciale. Franck Allisio, qui a quitté l’UMP pour rejoindre le RN en 2015, a lancé un appel aux Marseillais pour unir leurs voix contre la gauche et l’extrême gauche.

Benoît Payan a, de son côté, affirmé qu’il n’envisageait pas d’alliance avec LFI, précisant qu’il ne souhaitait pas de compromis avec d’autres partis.

Eric Ciotti à Nice

À Nice, la compétition s’est jouée entre deux figures de la droite. Eric Ciotti, allié du RN, a obtenu 43 % des voix au premier tour, face à Christian Estrosi, maire sortant et ancien mentor, qui recueille 30,92 %. Les autres candidats, comme Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-écologistes), ont obtenu 11,93 %, tandis que Mireille Damiano (LFI-Viva) a échoué à 8,95 %.

Malgré ses appels à faire barrage à l’extrême droite, Christian Estrosi ne pourra probablement pas compter sur un retrait de la gauche, ce qui laisse envisager une triangulaire dans cette ville.

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