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La progression du Rassemblement national aux élections municipales de 2020 à 2026

Malgré des difficultés à s’imposer dans les grandes villes, le Rassemblement national (RN) revendique une avancée historique lors des dernières élections municipales. Le parti affirme avoir connu sa « plus grande percée » avec la conquête de dizaines de communes de taille petite et moyenne.

Le 22 mars, Jordan Bardella, président du RN, a annoncé que le parti avait réalisé « la plus grande percée de son histoire » après le second tour. La semaine précédente, le RN avait doublé son nombre de maires dès le premier tour, en remportant 24 communes, dont une dizaine de sortants réélus, comme Louis Aliot à Perpignan.

Selon Marine Le Pen, le RN « multiplie par six ou par sept » le nombre de ses élus municipaux. Elle précise que le parti s’apprête à envoyer « des milliers de conseillers municipaux » dans les mairies du pays.

Les résultats électoraux

Après dépouillement complet (hors Polynésie), le ministère de l’Intérieur a publié des chiffres encourageants pour le RN. Les listes du parti et de ses alliés ont remporté 55 communes de plus de 3 500 habitants, dont 38 lors du second tour. Au total, elles ont fait élire 3 006 conseillers municipaux, soit près du double du record précédent de 1 544 élus en 2014.

Les villes phares et les victoires locales

Le RN se félicite particulièrement de ses succès à Nice, avec Éric Ciotti, à Carcassonne avec Christophe Barthès, et à Orange (Vaucluse), où le parti a battu son ancien allié Jacques Bompard, cofondateur du Front national, exclu il y a vingt ans.

Le parti a également enregistré plusieurs victoires dans le bassin minier du Pas-de-Calais, notamment à Liévin, un bastion traditionnellement socialiste. D’autres victoires ont été enregistrées en Lorraine (Amnéville, Saint-Avold, Val-de-Briey), dans le Loiret (Montargis, Amilly) et en Sarthe (La Flèche).

Une percée historique

Selon Jordan Bardella, « le Rassemblement national et ses candidats réalisent la plus grande percée de toute son histoire ». Il insiste que « jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus » en France, incluant les gains de l’Union démocratique et républicaine (UDR) d’Éric Ciotti.

Les porte-paroles du parti ont également souligné cette réussite lors des soirées électorales. Sébastien Chenu a évoqué « une moisson incroyable » sur TF1, Jean-Philippe Tanguy a parlé d’« une grande vague » pour le RN, et Andréa Kotarac a parlé de « pluie de victoires » à RTL.

Les déceptions et les limites

Malgré ces succès, le RN reconnaît certaines déceptions. À Toulon, la victoire semblait possible avec Laure Lavalette au premier tour, mais n’a pas été concrétisée. À Nîmes, Julien Sanchez avait terminé en tête au premier tour, mais n’a pas été élu.

Le parti a également échoué à Marseille, où Franck Allisio a presque égalé Benoît Payan, qui a finalement été largement réélu.

Les critiques internes

Laurent Jacobelli a évoqué des « déceptions » et a reproché à « la droite la plus bête du monde » de ne pas soutenir davantage les candidats RN, préférant faire gagner des candidats de gauche dans certaines villes.

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