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Une alliance surprenante pour le second tour à Reims

La candidate du Rassemblement national (RN) à Reims, Anne-Sophie Frigout, a annoncé lundi qu’elle s’alliait avec Stéphane Lang, un dissident des Républicains (LR), pour le second tour des municipales. Dimanche, ils avaient obtenu respectivement 21,03 % et 7,68 % des voix.

Cette union entre le RN et un ancien LR implique que Stéphane Lang sera désormais exclu du parti LR. En effet, le parti a précisé qu’aucune liste LR n’avait été présentée à Reims cette année, préférant soutenir directement le maire sortant, Arnaud Robinet.

Une droite de conviction face à une « macronie locale »

Anne-Sophie Frigout, âgée de 34 ans, député européenne et enseignante en histoire-géographie, a expliqué à l’AFP avoir tendu la main à Stéphane Lang, qui l’a acceptée. Elle estime que ce dernier représente une droite de conviction refusant de se soumettre à ce qu’elle appelle une « macronie locale ».

Le maire sortant, Arnaud Robinet, est arrivé largement en tête dimanche avec 43,79 % des suffrages. Il est en faveur d’un soutien de la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Il devance la candidate RN et la liste de gauche, menée par Eric Quénard.

Stéphane Lang, ancien adjoint d’Arnaud Robinet, avait été exclu de la majorité en 2024. Son groupe, une liste divers droite dissidente, n’a pas réussi à se qualifier pour le second tour seul, recueillant 7,68 % des voix. Son alliance avec le RN lui permet désormais d’y participer.

Programmes proches et stratégies communes

Anne-Sophie Frigout a souligné qu’elle constate « un vrai rejet du macronisme au niveau local ». Elle se dit confiante, estimant que leur score à Reims est historique et qu’ils peuvent espérer remporter l’élection, notamment en comptant sur l’abstention.

Stéphane Lang a indiqué que son programme est à « 90 % identique » à celui d’Anne-Sophie Frigout, notamment sur des thèmes comme la sécurité et la circulation automobile. Il critique la politique d’Arnaud Robinet, qu’il accuse de soutenir Emmanuel Macron depuis 2021 et de mener une politique « anti-voitures ».

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