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La campagne pour les élections municipales de 2026 à Paris s’intensifie à seulement quelques mois du scrutin. À cette occasion, Rachida Dati, candidate LR, a appelé les Parisiens à se « mobiliser » pour favoriser le changement.

Un appel à l’alternance

Invitée ce dimanche dans l’émission « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », la maire du 7e arrondissement a insisté sur sa conviction qu’elle est la seule capable d’incarner et de réaliser un véritable changement à Paris. Selon elle, après vingt-cinq ans de gouvernance socialiste, une nouvelle équipe est nécessaire pour redynamiser la capitale.

Une responsabilité collective

Rachida Dati a encouragé les électeurs, notamment les commerçants, à « se mobiliser » lors des deux tours de vote, les 15 et 22 mars prochains. Elle a souligné que ce n’est pas une élection présidentielle ou législative, et que même avec un score supérieur à 10 %, un candidat peut se maintenir et empêcher l’alternance. Elle met en garde contre le risque que certains candidats, comme Sarah Knafo ou Pierre-Yves Bournazel, puissent diviser le vote et compromettre la victoire de l’actuelle ministre de la Culture au second tour.

Les enjeux et les candidatures

La candidate LR a également évoqué la complexité de la situation politique parisienne. Elle a mentionné que certains soutiennent d’autres candidats dans le but d’empêcher l’alternance, ce qui rappelle la division de la droite en 2001, qui a permis à Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo de remporter la ville. Elle insiste sur la nécessité de rassembler « tout le monde » à terme, tout en affirmant : « Je suis une femme libre, pas la femme d’un clan ».

Les positions face aux autres candidats

Pierre-Yves Bournazel, qui refuse une alliance avec d’autres candidats, estime pouvoir rassembler plus largement qu’elle. La ministre lui a répondu qu’il doit clarifier ses intentions concernant une éventuelle alliance avec Emmanuel Grégoire, sous peine de voir l’élection repartir dans la continuité. Quant à Sarah Knafo, elle écarte toute possibilité d’accord, en raison des attaques d’Éric Zemmour à son encontre, qu’elle ne partage pas.

Un projet axé sur le local

Rachida Dati insiste sur la clarté et la crédibilité de son programme, façonné à travers ses rencontres avec les Parisiens. Elle souhaite que Paris « revivre » et que son destin change, afin d’éviter la fuite des habitants. Elle veut aussi apaiser un « espace public » qu’elle décrit comme « très anxiogène » et en état de « chaos », notamment en ce qui concerne les mobilités et la sécurité, avec des problématiques telles que les trafics de drogue ou les agressions.

Les priorités sur le terrain

Sur ces sujets, ainsi que sur la défaillance dans le périscolaire, Rachida Dati affirme croire en la volonté politique nécessaire pour changer les choses. Elle veut mettre en œuvre un projet local, clair et crédible, pour redonner confiance aux Parisiens et leur offrir une alternative à la gouvernance actuelle.

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