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Le protoxyde d’azote, aussi appelé « gaz hilarant » ou « proto », est un gaz incolore. Il a une utilisation médicale, notamment comme anesthésiant et analgésique dans certains soins dentaires ou hospitaliers. On le trouve également dans des cartouches pour siphons à crème chantilly.

Depuis plusieurs années, ce gaz est détourné de son usage initial. Il est inhalé pour provoquer une sensation d’euphorie, des rires ou des hallucinations. Cette pratique est répandue dans les milieux festifs, ainsi que chez des jeunes, comme des collégiens, lycéens ou étudiants, parfois de façon régulière ou quotidienne.

C’est quoi et à quoi ça sert ?

Le protoxyde d’azote a une utilisation légitime en médecine, où il sert à réduire la douleur ou à provoquer une anesthésie. Il est aussi employé dans l’industrie alimentaire pour faire de la crème chantilly. Cependant, son usage détourné consiste à l’inhaler pour ses effets euphorisants, souvent à partir de ballons remplis de gaz grâce à des cartouches.

Pourquoi est-ce dangereux ?

Les risques liés à l’inhalation de protoxyde d’azote sont immédiats. Cela peut provoquer des vertiges, une désorientation, une perte de coordination, une vision floue ou une perte de connaissance. Ces effets peuvent entraîner des accidents graves, notamment si la personne conduit ou se trouve en situation dangereuse.

Sur le long terme, une consommation régulière ou en grande quantité peut détruire la vitamine B12, essentielle au bon fonctionnement du système nerveux. Cela peut causer des troubles neurologiques, des lésions de la moelle épinière, des troubles de la marche, voire des paralysies ou des arrêts cardiaques. Dans les cas extrêmes, cela peut conduire au décès.

Le protoxyde d’azote n’est pas considéré comme une drogue illégale en France. Il est utilisé légalement dans l’industrie alimentaire et médicale. C’est pourquoi il est facilement accessible, ce qui inquiète les autorités.

En 2021, une loi a été adoptée pour mieux encadrer sa vente. Il est désormais interdit de le vendre aux moins de 18 ans, et de le vendre à des personnes dont l’usage est destiné à provoquer une intoxication. Cependant, certains organismes, comme la Ligue contre la violence routière, réclament que le gaz soit classé comme une drogue, afin de mieux limiter son usage et de punir plus sévèrement les conducteurs sous son influence.

Quel est son prix ?

Le protoxyde d’azote est peu coûteux, notamment sous forme de cartouches pour la cuisine. Par exemple, un lot de 10 à 12 petites cartouches coûte entre 10 et 18 euros en commerce ou en ligne. Sa faible prix facilite son achat par un large public, y compris des mineurs, ce qui accentue les risques pour la santé publique.

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