Olivier Faure réagit au classement de La France insoumise à l’extrême gauche
Le parti de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise (LFI), a été classé pour la première fois de son histoire comme un parti d’extrême gauche dans une circulaire publiée cette semaine par le ministère de l’Intérieur. Ce classement intervient dans le contexte de l’attribution des nuances aux candidats pour les prochaines élections municipales de mars.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a exprimé dimanche son désaccord avec cette classification. Il a jugé qu’il n’était « pas juste », notamment sur le plan politique, de considérer LFI comme un parti d’extrême gauche. Il a également critiqué ceux qui, selon lui, cherchent à « dédiaboliser l’extrême droite » pour faire passer la « mistral » à la gauche radicale.
Une décision contestée
Le classement de LFI dans la catégorie « extrême gauche » a été confirmé par une circulaire du ministère de l’Intérieur, qui place le mouvement aux côtés de formations comme Lutte ouvrière ou le Nouveau Parti anticapitaliste. Selon cette circulaire, l’extrême gauche en France se revendique comme telle, mais Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a souligné que leur mouvement ne partage pas cette identité. Il a précisé que LFI considère les élections comme un moyen de conquête du pouvoir, ce qui distingue leur approche de celle de l’extrême gauche traditionnelle.
Le Conseil d’État a déjà statué sur cette question, affirmant que LFI est un parti de gauche radicale. Olivier Faure a ajouté que, selon lui, cela ne devrait pas avoir d’incidence sur les résultats électoraux, tout en regrettant cette classification.
Réactions des autres partis
Le parti de Marine Le Pen, ainsi que son vice-président Sébastien Chenu, ont rejeté catégoriquement le terme d' »extrême droite » pour décrire leur mouvement. Pour Chenu, La France insoumise « répond aux critères » de cette catégorie, notamment en raison de son anticapitalisme et de son discours parfois violent. Cependant, il a précisé que le Rassemblement national n’était pas favorable à ce type de classement.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé jeudi qu’il assumait pleinement sa décision. Il a notamment évoqué le refus de la part de LFI de participer à des discussions parlementaires ou d’engager un dialogue avec le gouvernement, ce qu’il considère comme des éléments caractérisant leur position.
Une polémique sur le fond
Olivier Faure a dénoncé ce classement en affirmant que certains cherchent à « dédiaboliser l’extrême droite » pour mieux marginaliser la gauche radicale. Il a accusé des acteurs politiques de vouloir « réintégrer dans l’arc républicain l’extrême droite pour mieux en exclure la gauche radicale ».














