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Olivier Faure : les élections municipales comme première ligne de défense contre l’extrême droite

Ce dimanche, lors de la convention nationale des élections municipales du Parti socialiste à la Maison de la Mutualité, Olivier Faure a lancé un message fort. Il a déclaré que les prochaines municipales représentaient « la première étape, la première digue, le premier barrage » face au Rassemblement national (RN) et à la droite dévoyée.

Selon le Premier secrétaire du PS, ces élections sont cruciales pour stopper la progression de l’extrême droite. Il a affirmé : « C’est à partir des prochaines municipales que nous allons faire dérailler le train de l’internationale réactionnaire ! » Il a également évoqué la situation aux États-Unis, où Donald Trump « installe un État autoritaire ».

« Mars 2026, c’est le premier rempart. Et si nous tenons ce rempart, alors oui : nous ouvrirons la voie de 2027 », a-t-il ajouté.

Une critique acerbe de l’extrême droite

Olivier Faure n’a pas mâché ses mots envers l’extrême droite, notamment le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Ce dernier pourrait se présenter à la présidentielle si Marine Le Pen venait à être empêchée. Faure a critiqué les déclarations de Bardella, notamment ses propos sur le plateau de Quelle époque ! le mois dernier, où il évoquait l’énergie de Donald Trump.

Il a réaffirmé que cette « énergie » n’était que violence et brutalité. Selon lui, « ce que l’extrême droite appelle ‘énergie’, n’est que brutalité. Ce qu’elle appelle ‘ordre’, n’est que la préservation des inégalités ». Il a aussi dénoncé le racisme, le sexisme, l’homophobie et l’autoritarisme derrière ces discours.

Une droite républicaine en crise

Olivier Faure a aussi dénoncé la « reddition » de la droite républicaine face à l’extrême droite. Il a expliqué que cette droite « a disparu, absorbée par le trou noir de l’extrême droite » et n’a plus d’ambiguïté ou de dérive, mais une véritable capitulation.

Il a pris en exemple le cas d’Aurélie Assouline, adjointe LR du 17e arrondissement de Paris, qui a récemment rejoint la campagne de la candidate de Reconquête, Sarah Knafo.

Une stratégie commune pour la gauche

Malgré ces tensions, Olivier Faure se félicite des alliances nouées avec d’autres formations de gauche dès le premier tour des municipales, comme Place publique, le Parti communiste français ou les écologistes. « Et ce que nous faisons dans les communes, nous devons le réussir à l’échelle nationale », a-t-il insisté.

Il se réfère à la primaire de la gauche prévue le 11 octobre, qui ne réunira pas La France insoumise. Faure a aussi appelé à dépasser les égos et les conflits internes, notamment en demandant à ses troupes de laisser Jean-Luc Mélenchon « ce qui lui appartient » et de cesser la conflictualité.

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