Les villes où le Rassemblement national pourrait progresser lors des municipales de 2026
À l’approche des élections municipales prévues en mars 2026, les tendances commencent à se dessiner. Si Paris, Lyon et Marseille sont particulièrement surveillées, d’autres villes attirent également l’attention. Certaines pourraient voir le Rassemblement national (RN) prendre le contrôle lors du prochain scrutin.
Ce scrutin constitue une étape importante pour le parti de Marine Le Pen. Il sert de test avant la présidentielle de 2027. Outre les grandes métropoles, plusieurs communes plus petites sont aussi visées par la formation d’extrême droite.
Le président du RN, Jordan Bardella, expliquait le 22 janvier dernier sur CNEWS qu’il espérait que son parti remporterait « plusieurs dizaines de communes » lors des élections des 15 et 22 mars. Déjà en charge de plusieurs villes, comme Hénin-Beaumont, Beaucaire, Fréjus ou Perpignan, le RN vise désormais des gains plus significatifs.
Toulon
Avec ses 180 000 habitants, Toulon, la troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pourrait basculer à l’extrême droite. La députée Laure Lavalette, qui mène la liste RN, apparaît comme favorite pour succéder à Josée Massi, maire sortante sans étiquette.
Carcassonne
La ville de Carcassonne, dans l’Aude, pourrait également changer de camp. Le maire sortant, Gérard Larrat, soutenu par divers partis, est concurrencé par la liste du RN menée par le député Christophe Barthès. La victoire n’est pas encore certaine, mais le RN y croit.
Cagnes-sur-Mer
Dans les Alpes-Maritimes, le RN espère également prendre Cagnes-sur-Mer. Le député Bryan Masson conduit une liste pour battre le maire sortant, Louis Nègre, qui souhaite un sixième mandat.
Menton
À Menton, un face-à-face oppose la députée Alexandra Masson, candidate du RN, à Louis Sarkozy, candidat LR-Renaissance. La bataille s’annonce serrée.
Lens
Dans le Nord, le RN est déjà présent, notamment grâce à ses députés. La ville de Lens pourrait basculer également. La liste menée par le député Bruno Clavet vise à faire tomber ce bastion socialiste.
Boulogne-sur-Mer
À Boulogne-sur-Mer, la situation est également incertaine. Trois listes sont en lice : celle du maire sortant PS, Frédéric Cuvillier, celle du député RN Antoine Golliot, et une troisième soutenue par La France Insoumise et les écologistes. La division à gauche pourrait profiter au RN.
Alliances et perspectives
Le RN ne se présente pas seul dans cette bataille. Il partage souvent ses listes avec l’Union pour la démocratie et la république (UDR) d’Éric Ciotti. Les victoires dans ces villes pourraient renforcer la position du parti lors des prochaines échéances électorales.














