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Évacuation du siège lyonnais des Écologistes suite à une menace

Les locaux du parti Les Écologistes à Lyon ont été évacués lundi 23 février après la réception d’un mail de menace. Ce message revendiquait la pose d’engins explosifs, accompagnée de menaces de mort et d’insultes à caractère raciste.

Une menace ciblée et similaire à d’autres incidents

Ce week-end, le siège régional en Auvergne-Rhône-Alpes, situé dans le septième arrondissement de Lyon, a reçu un mail contenant ces propos : « Vous allez le payer au centuple d’avoir assassiné Quentin ». Le message comprenait également une menace de tuer tous les membres du parti. Ayant pour objet « Je vais tous vous tuer », ce courriel a été pris très au sérieux.

Les locaux ont été évacués par précaution pour une alerte à la bombe. Une intervention de la police a permis de vérifier les lieux dans la soirée du 23 février. Aucun signe d’effraction ni d’engin explosif n’a été retrouvé.

Une répétition de menaces similaires

Le contenu de ce mail est proche de celui envoyé au siège national de La France insoumise le 18 février dernier. Les menaces incluent des injures racistes et de graves menaces de mort.

Les Écologistes dénoncent une stratégie d’intimidation, qu’ils qualifient de fondée sur la haine. Ils estiment qu’il s’agit d’une volonté délibérée de déstabiliser le paysage politique, surtout à l’approche des échéances électorales de 2027. Selon eux, cette opération s’inscrit dans une perspective électorale claire.

Autres cibles : le siège de la CGT

Le siège de la CGT a également été visé par des menaces. La centrale syndicale a indiqué dans un communiqué que ces menaces, revendiquées par des individus d’extrême droite, ont été immédiatement signalées aux autorités. La CGT a aussi déposé plainte.

Depuis la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste tué le 14 février à Lyon lors d’un affrontement avec des militants d’ultragauche, plusieurs lieux liés à la gauche ont été la cible de menaces ou de dégradations.

Le contexte autour de la mort de Quentin Deranque

Quentin Deranque est mort après avoir été roué de coups lors d’un affrontement entre militants d’ultragauche et d’ultradroite. Sa mort a suscité une vive polémique et une intensification des tensions politiques et idéologiques dans la région.

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