Maud Bregeon dénonce la stratégie électorale des alliances à gauche
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé ce jeudi 19 mars son mécontentement face aux alliances tissées à gauche en vue du second tour des élections municipales. Sur BFMTV, elle a qualifié ces accords de « forme quoi qu’il en coûte électoral », soulignant qu’ils prenaient le pas sur les valeurs et les engagements des candidats.
Elle a dénoncé une situation de « confusion totale » concernant ces alliances, notamment celles entre La France insoumise et le Parti socialiste dans plusieurs villes. Selon elle, ces arrangements compliquent le choix des électeurs et mettent en péril la clarté du scrutin.
Les avertissements du président Macron
Ce contexte a également été évoqué par Emmanuel Macron, qui mercredi lors du Conseil des ministres, a mis en garde contre les « arrangements des partis » avec l’extrême, qu’ils soient de gauche ou de droite. Il a insisté sur le fait que ces alliances restent dangereuses pour la République.
Dans plusieurs villes, comme Toulouse, Nantes, Limoges, Avignon, Brest ou Clermont-Ferrand, la progression des candidats de La France insoumise a poussé certains socialistes à conclure des « fusions techniques » avec ce mouvement. Ces accords impliquent une liste commune sans engagement clair pour siéger dans la majorité municipale ou soutenir un programme précis.
Situation à Nice : une position ferme
Maud Bregeon a insisté sur la situation à Nice, où la candidate écologiste Juliette Chesnel-Le Roux, se maintient face à la menace d’une victoire d’Éric Ciotti. Le maire sortant, Christian Estrosi, qui appartient à Horizons, a obtenu moins de 31 % des voix au premier tour, contre 43 % pour le candidat LR, Éric Ciotti.
La porte-parole du gouvernement a souligné que face à cette configuration, « aucune hésitation n’est possible » pour choisir le camp républicain. Elle a aussi critiqué la position de Bruno Retailleau, qui a refusé de soutenir Estrosi, laissant le choix aux électeurs en leur « âme et conscience ». Selon elle, le comportement du président LR est marqué par une certaine confusion, notamment à cause des alliances et des discours tenus durant la campagne.
Les enjeux à Paris et le retrait de Sarah Knafo
À Paris, Rachida Dati, soutenue par Maud Bregeon, apparaît comme la seule représentante de la droite après le retrait de la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel, qui s’est lui-même retiré. La candidate bénéficie également du retrait de Sarah Knafo, proche de l’extrême droite, créditée de plus de 10 % au premier tour.
Ce retrait est perçu comme un mouvement stratégique pour renforcer la position de la droite face à la gauche lors du second tour. La coordination entre partis et candidats continue de faire polémique, notamment du côté des écologistes. Marine Tondelier a ironisé sur ces « arrangements de partis » dénoncés par Emmanuel Macron, évoquant plusieurs personnalités et alliances contestées.














