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Relaxation de Marine Le Pen dans une affaire de diffamation

Ce mardi 20 janvier, Marine Le Pen a été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de diffamation et d’injure publique. La présidente du Rassemblement national n’était pas présente à l’audience.

Les faits remontent à 2019, lorsque Yasmine Ouirhrane, une étudiante portant le voile à Sciences Po Bordeaux, a reçu le prix de la « jeune européenne de l’année » décerné par la fondation Schwarzkopf. Peu après, Marine Le Pen a commenté cette distinction sur Twitter, affirmant que « pour nous, la promotion de l’islam radical, c’est NON ». Elle avait alors associé le port du voile par la jeune femme à « l’islam radical ».

En 2024, Yasmine Ouirhrane avait dénoncé ces propos lors d’un entretien avec Madmoizelle, en expliquant avoir porté plainte peu après. Elle précisait : « J’ai été assignée à l’islam radical par Marine Le Pen, alors que dans mon engagement je me battais depuis des années pour la prévention de l’extrémisme violent, contre le terrorisme. »

La décision du tribunal

Le tribunal a estimé que, même si ce sujet soulève des débats dans la société, associer une personne à une pratique religieuse rigoriste ne constitue pas une injure. La justice a donc décidé en faveur de Marine Le Pen.

Lors de l’audience, la plaignante était présente sans son voile. Elle expliquait à Madmoizelle qu’elle avait arrêté de le porter, trouvant cette pratique « pesante » en raison des regards et des préjugés.

Absence de Marine Le Pen à l’audience

Marine Le Pen n’a pas assisté à l’audience. La date coïncidait également avec le début de ses auditions dans le cadre du procès en appel concernant les assistants parlementaires du RN, qui doit durer jusqu’au 12 février. L’issue de ce procès pourrait influencer sa participation à l’élection présidentielle de 2027.

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