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Une initiative pour lutter contre le surpoids et soutenir l’agriculture

Pour faire face à la montée de l’obésité en France et soutenir l’agriculture locale, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à introduire une éducation à l’alimentation dans le cursus scolaire. La mesure concerne l’expérimentation sur trois ans, avec la participation volontaire des établissements et académies.

Une problématique préoccupante

Les parlementaires soulignent que près d’un adulte sur deux est en situation de surpoids. La députée Olivia Grégoire, à l’origine du texte, a rappelé que l’obésité a été multipliée par quatre chez les jeunes en moins de 30 ans. La proposition a été adoptée par 68 voix pour, sans voix contre. Elle doit maintenant être examinée par le Sénat.

Une éducation à l’alimentation pour tous les niveaux

Ce projet prévoit que, dès la petite section de maternelle jusqu’au CM2, chaque élève bénéficie d’au moins trois séances par an d’éducation à l’alimentation. Des parcours sont aussi planifiés pour le collège et les lycées professionnels.

Les oppositions ont toutefois critiqué certains aspects. Par exemple, Soumya Bourouaha (PCF) a regretté que le texte ne comporte pas de mesures concrètes pour aider les familles modestes à mieux se nourrir. La proposition initiale comprenait également la création d’un « fonds d’action » financé par l’État et des entreprises privées, destiné à soutenir financièrement les communes dans l’organisation d’activités éducatives. Olivia Grégoire a précisé que cette partie a été supprimée en commission, mais elle maintient l’importance du dispositif pour les acteurs associatifs.

Critiques sur la participation des acteurs privés

Ce financement par des entreprises privées, comme Coca-Cola, Danone ou Nestlé, a suscité des critiques à gauche. Certains députés craignent que ces sociétés puissent utiliser leur contribution pour améliorer leur image. Olivia Grégoire a indiqué qu’elle a renoncé à réintroduire cette possibilité, tout en insistant sur la nécessité du dispositif pour les associations.

Elle a également déposé un amendement précisant que les entreprises ne pourront pas faire état de leur financement à des fins commerciales ou de communication.

Un cadre déjà existant

Plusieurs députés ont rappelé que le code de l’Éducation prévoit déjà une obligation « d’information et d’éducation à l’alimentation ». Certains estiment que la nouvelle proposition ne fait que renforcer une démarche déjà en place.

Enfin, certains élus, comme Roger Chudeau (Rassemblement national), ont souligné qu’il ne sert à rien de proposer de nouvelles lois si celles existantes ne sont pas appliquées concrètement.

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