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Fusion des listes à Limoges : insoumis et socialistes s’unissent

Ce lundi 16 mars, à Limoges, Thierry Miguel, candidat de la liste PS-PCF-Place publique, a annoncé qu’il fusionnait sa liste avec celle de Damien Maudet, député insoumis. Leur objectif : battre Guillaume Guérin, président LR de la métropole, qui était en tête lors du premier tour.

Thierry Miguel, qui avait terminé troisième avec 16,92 % des voix, et Damien Maudet, avec 24,86 %, espèrent ainsi faire basculer la ville de 130 000 habitants, dirigée par la gauche pendant plus d’un siècle, de 1912 à 2014.

« On a sur cette liste toutes les sensibilités de gauche (…) Il y a des différences entre nous, évidemment, mais aussi beaucoup de choses qui nous rassemblent », a déclaré M. Maudet, chef de cette liste fusionnée.

La question d’une alliance pour le second tour a été un sujet central durant la campagne. Les positions des deux hommes ont varié selon les polémiques, notamment celles liées à la mort violente d’un militant d’extrême droite à Lyon ou à des déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur certains noms juifs.

Un contexte national et local compliqué

Limoges est devenue un symbole dans le débat national sur les alliances possibles avec La France insoumise (LFI). Lors d’un meeting de soutien à Thierry Miguel jeudi dernier, Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, avait appelé à « rompre définitivement » avec LFI. Olivier Faure, secrétaire du PS, avait préféré temporiser, en suggérant de se concentrer sur le premier tour.

Dès dimanche soir, Thierry Miguel et Damien Maudet avaient commencé à discuter de leur possible alliance.

En fin de matinée, Thierry Miguel a indiqué à un correspondant de l’AFP qu’il envisageait de retirer sa liste, ses électeurs étant opposés à une fusion avec LFI. Cependant, Damien Maudet a estimé que ce retrait n’était pas définitif, soulignant que Thierry Miguel subissait une pression importante.

Un accord final et ses réactions

Finalement, Thierry Miguel a expliqué en milieu d’après-midi qu’il était « fatigué » mais qu’il était heureux d’avoir trouvé un accord pour une seule liste. Leur but : battre Guillaume Guérin lors du second tour.

Cet accord pourrait compliquer la campagne pour Guillaume Guérin. Dimanche soir, le candidat LR, qui bénéficie aussi de la présence d’anciens élus PS sur sa liste, a dénoncé une « fusion de la honte » et a affirmé qu’il ne débattrait pas avec Damien Maudet s’il ne se désolidarisait pas de La France insoumise.

De leur côté, d’autres candidats ont abandonné la course. Le maire sortant, Émile Roger Lombertie, n’a pas présenté de liste, espérant que le maire de Limoges ne soit pas un sympathisant de LFI. Le centriste Vincent Léonie, de la majorité sortante, n’a pas été qualifié pour le second tour avec seulement 4,48 % des voix. Le seul autre candidat encore en lice, le RN Albin Freychet, avec 12,54 %, s’est dit prêt à discuter avec Guérin, mais ce dernier n’a pas répondu.

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