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Le député de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel, a exprimé ce lundi 23 février sur TF1 qu’il constate une volonté politique d’affaiblir ou d’éliminer La France insoumise (LFI) depuis le meurtre du militant Quentin Deranque à Lyon, il y a dix jours.

Selon lui, la situation actuelle vise à affaiblir la formation de gauche. Il souligne que cette campagne contre LFI aurait commencé avant le drame, notamment avec le classement à l’extrême gauche de la liste menée par Monsieur Nuñez lors des dernières élections municipales. Le ministre de l’Intérieur avait justifié cette décision en février dernier, évoquant une « radicalité » croissante du parti.

Ce contexte a provoqué des critiques à l’encontre de LFI ces dernières semaines. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a notamment été pointé du doigt pour ses liens avec la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous. Par ailleurs, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, a été mis en examen pour complicité de meurtre.

Éric Coquerel affirme que la cabale contre LFI a commencé avant même l’agression mortelle de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon. Il évoque également le classement à l’extrême gauche de la liste de Monsieur Nuñez, défendue par Emmanuel Macron, qui a confirmé cette classification le 15 février, tout en dénonçant la présence de « propos antisémites » au sein du parti.

Le maintien du meeting de Mélenchon à Lyon

Malgré le décès du militant, Jean-Luc Mélenchon prévoit de tenir un meeting à Lyon le jeudi 26 février, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales et métropolitaines. Éric Coquerel précise que cet événement, organisé de longue date, ne sera pas annulé.

Il justifie également la présence de LFI à Lyon face à ce qu’il qualifie de « marche brune » lors de l’hommage à Quentin Deranque, qui a été entachée par des propos racistes, homophobes ou des saluts nazis. Selon lui, il est « adéquat d’aller à Lyon ».

En parallèle, Emmanuel Macron a annoncé qu’une réunion avec le gouvernement aurait lieu mardi pour évoquer « les groupes d’action violente » et leur lien avec certains partis politiques. Éric Coquerel questionne cette initiative, soulignant que cela dépend de l’objectif poursuivi. Il indique que si l’objectif est de continuer à diaboliser LFI et l’antifascisme, cela ne sera pas acceptable.

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