Le député La France Insoumise (LFI), Raphaël Arnault, a annoncé ce mardi soir avoir lancé une procédure pour mettre fin au contrat de son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, interpellé dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin à Lyon.
Les faits reprochés à Favrot sont graves. Ce mardi 17 février, neuf personnes ont été arrêtées par les enquêteurs, suspectées d’être impliquées dans l’agression qui a causé la mort de Quentin, âgé de 23 ans. L’incident s’est produit le jeudi 12 février, lors d’une conférence organisée par Rima Hassan à Sciences Po Lyon, dans le Rhône. Parmi les interpellés figure Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault.
Dans un message publié sur le réseau social X, le député a indiqué avoir pris des mesures pour mettre fin au contrat de son collaborateur. Il a précisé que Favrot « a cessé toutes ses activités parlementaires » et que, avant même d’apprendre son arrestation, il avait déjà engagé les démarches auprès de l’Assemblée pour y mettre un terme.
Raphaël Arnault a également souligné que la responsabilité de Favrot dans cette affaire était désormais à l’enquête de le déterminer. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivert, avait indiqué plus tôt dans la journée que le nom de Favrot avait été cité par plusieurs témoins. Son accès au palais Bourbon a été suspendu.
Les circonstances de l’agression
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a expliqué lors d’une conférence de presse le lundi 16 février que Quentin a été attaqué par au moins six personnes. Il a été retrouvé conscient et capable de s’exprimer, bien qu’oubliant les faits. Un ami l’avait retrouvé dans un état critique, incapable de marcher, sous un abribus, et avait rapidement appelé les secours.
Hospitalisé en urgence, Quentin a vu son état se dégrader rapidement. Il est décédé samedi dernier. L’autopsie a révélé qu’il souffrait de lésions à la tête, notamment d’un traumatisme crânio-encéphalique majeur et d’une fracture temporale droite. Selon les experts, ces blessures étaient incompatibles avec la survie à court terme.














