60 Millions de consommateurs alerte sur les pires entreprises de 2025
Dans sa neuvième édition, publiée le 30 décembre 2025, l’association 60 Millions de consommateurs a dressé la liste des entreprises jugées les plus peu fiables. Parmi elles, des grands noms du commerce et de l’industrie ont été épinglés pour leurs pratiques peu loyales envers leurs clients.
Des pratiques qui mettent en danger la santé, la sécurité et l’environnement
Les « Cactus de la consommation 2025 » mettent en lumière des entreprises dont les méthodes nuisent à la santé, à la sécurité, aux droits des consommateurs ou à l’environnement. Ce classement repose sur des tests en laboratoire, des enquêtes de terrain, des alertes d’autorités et le travail d’ONG comme le Réseau Action Climat. Il couvre plusieurs secteurs, notamment l’habillement, l’alimentaire, le numérique et les produits de bien-être.
En toile de fond, une contradiction persiste. Les plateformes de shopping en ligne attirent de plus en plus d’acheteurs : 16 millions de visiteurs mensuels en France pour Shein, 22 millions pour Temu, et 14 millions pour AliExpress en 2025. La rédaction souligne que, face aux dénonciations citoyennes, les consommateurs continuent de dépenser, notamment sous l’effet des algorithmes qui encouragent promotions, nouveautés et livraisons rapides.
Le top des entreprises les plus critiquées en 2025
Le palmarès des « pires entreprises » est dominé par Shein, qui décroche le « Cactus d’or ». La plateforme de fast-fashion est critiquée pour ses conditions de travail déplorables en Asie du Sud-Est, la faible durabilité de ses vêtements, ainsi que pour ses cosmétiques et jouets jugés dangereux. En 2025, Shein a été condamnée à une amende de 40 millions d’euros pour avoir trompé ses clients avec des promotions fictives, des stocks truqués, ou encore des comptes à rebours mensongers. La Cnil lui a infligé 150 millions d’euros pour non-respect des règles sur les cookies. Par ailleurs, lors d’un contrôle à Roissy, 200 000 colis ont été ouverts en une journée, contenant en moyenne cinq articles chacun. Cela représente un million de sachets plastiques et 80 % de produits non conformes.
Le « Cactus de bronze » revient à E.Leclerc, qui obtient la dernière place dans un classement environnemental réalisé avec le Réseau Action Climat. Des tests réalisés sur certains produits, comme l’huile d’olive Eco+ et Bio Village, ont révélé la présence d’huiles minérales aromatiques à des niveaux proches du seuil réglementaire. De plus, leur concentré de tomates Eco+ s’avère provenir d’Asie, alors que l’emballage annonçait l’Italie. On y retrouve aussi des résidus de pesticides et une forte quantité de sel.
Bio‑Ethic décroche quant à lui le « Cactus du pollueur » avec son encens Bois de Pins. Promettant des balades en forêt « profondes », il ne contient aucun ingrédient bio, tout en dégageant des substances toxiques telles que toluène, furfural, styrène, benzène, formaldéhyde et acétaldéhyde. La pollution intérieure générée par sa combustion est multipliée par 2,5 en une heure d’utilisation.
Le classement est complété par des entreprises comme des constructeurs automobiles, Google ou Babyvista, notamment pour des questions de sécurité ou de marketing trompeur.














