Une journée de grève nationale est prévue dans l’Éducation nationale ce mardi. Selon les syndicats, jusqu’à 30 % des enseignants du premier degré du secteur public pourraient participer au mouvement.
La mobilisation sera très variable selon les départements, mais certains, comme Paris, la Gironde, l’Aude ou encore les Yvelines, annoncent une forte participation dans les écoles publiques. Les enseignants protestent contre la suppression de postes, la fermeture de classes et réclament une augmentation des salaires.
Ce lundi, lors d’une conférence de presse, la secrétaire générale du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a indiqué avoir du mal à évaluer précisément l’ampleur du mouvement. Toutefois, elle a précisé que ces départements annoncent une mobilisation importante.
Des enjeux budgétaires « court-termistes »
Du côté du second degré (collèges et lycées), la participation n’est pas obligatoire avant la journée de grève. La secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans ce secteur, a souligné que la mobilisation pourrait être significative dans certaines régions, comme Aix-Marseille, la région parisienne ou Lille.
Cette journée de grève s’inscrit dans une semaine d’actions lancée dès lundi par plusieurs syndicats, dont la FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD. L’objectif est d’amplifier la contestation contre les choix budgétaires du gouvernement, jugés « court-termistes » et qui, selon les syndicats, aggravent la dégradation d’un service public d’éducation déjà fragilisé.
Selon Sophie Vénétitay, il n’y a pas eu de semaine sans mobilisation depuis janvier. Le 17 février, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Paris, et environ 6,16 % des enseignants d’Île-de-France étaient en grève ce jour-là.
Plus de 4 000 postes d’enseignants, tous secteurs confondus, devraient être supprimés pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.
Dans le primaire, les syndicats craignent la fermeture de milliers de classes. Au collège et au lycée, ces suppressions se traduisent déjà par des classes plus chargées, une réduction des offres de formation, et des vies scolaires plus difficiles faute de moyens suffisants.














