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Emmanuel Grégoire accuse Sophia Chikirou et Rachida Dati d’avoir des « accointances »

Ce mercredi 18 mars, à quatre jours du second tour des municipales à Paris, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, a évoqué lors d’un débat télévisé des « accointances » présumées entre ses deux principales adversaires, Rachida Dati et Sophia Chikirou.

Il a rappelé avoir déjà parlé de ces liens en janvier, affirmant que « tout le monde connaît leur relation, leurs accointances, y compris avec la justice ». Ces propos ont suscité de vives réactions de la part de Rachida Dati, qui a dénoncé des accusations « horreurs » et a laissé entendre qu’il la considérait comme étant en relation avec Sophia Chikirou, évoquant une image très stéréotypée.

De son côté, Sophia Chikirou a expliqué avoir compris ces déclarations comme faisant référence à deux personnes venant de l’autre côté de la Méditerranée. Elle a indiqué que ces mots lui avaient causé beaucoup de mal, mais qu’elle en avait parlé avec Emmanuel Grégoire par la suite. Selon elle, le candidat socialiste lui aurait présenté ses excuses, ce qu’elle a accepté.

Les différends et les accusations entre candidats

Malgré cela, Emmanuel Grégoire refuse de présenter des excuses, affirmant n’avoir jamais voulu blesser. Il maintient que ses propos visaient à souligner ce qu’il considère comme une « brutalité » de la part de Rachida Dati et Sophia Chikirou, envers sa liste. Il critique également ce qu’il qualifie de confrontation excessive, qu’il voit comme une tentative de caricature ou d’attaque personnelle.

Il a également précisé que ces deux candidates se sont rencontrées dans leur vie politique lors du début du mandat de Nicolas Sarkozy, mais que lui n’a jamais croisé leur chemin, ce à quoi Rachida Dati a répondu qu’elles ne s’étaient jamais rencontrées.

Focus sur leurs dossiers judiciaires

Le débat s’est aussi concentré sur la probité des candidates. Emmanuel Grégoire a évoqué leurs affaires judiciaires respectives. Rachida Dati sera jugée en septembre prochain, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence, où elle risque une peine d’inéligibilité immédiate. Quant à Sophia Chikirou, elle doit comparaître à partir de mai 2026 pour escroquerie, dans une affaire liée au site d’actualité Le Média, qu’elle aurait tenté de tromper pour obtenir plus de 67.000 euros.

Le candidat socialiste a conclu en affirmant que ces deux candidates sont toutes deux poursuivies en justice, mais avec des gravités différentes. Il estime cependant que Rachida Dati est « très, très loin » en termes de mise en cause par rapport à Sophia Chikirou.

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